Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique et culturel de henricles

Le blog politique et culturel de henricles

C'est le blog de quelqu'un qui n'appartient à aucun parti politique mais qui pense que le simple citoyen peut s'emparer des questions politiques économiques et de société pour proposer ses réflexions etdonner son avis C'est également un blog littéraire et culturel où je place divers récits et oeuvres qui me concernent et ont un intérêt. notamment des récits de voyage et des tableaux d'amies peintres

Voter ? Voter pour qui ?

Avant de publier bientôt le 4° article, Henricles se doit d’informer  ses nombreux fidèles des raisons de son choix pour le 22 avril.

 

Il faut voter. Ceux qui ne votent pas  ne tiennent pas compte du fait que seuls les pays où le vote est honnête, libre et universel sont des pays où les libertés fondamentales sont respectées et où les citoyens ne sont pas livrés à l’arbitraire du pouvoir. Un vote massif montre aux élus que les citoyens se sentent concernés et qu’ils sont donc  sous la surveillance du peuple souverain !

 Chacun est bien sûr libre mais il n’empêche que ceux qui ne votent pas se comportent comme les enfants gâtés de la démocratie !

Pour qui voter ?

Depuis 17 ans, malgré la parenthèse de la cohabitation Jospin / Chirac, il y a la droite au pouvoir. Pour la bonne santé de notre démocratie il est temps qu’il y ait alternance. Derrière des force politiques il y a des forces sociales, des groupes sociaux différents même s’il n’y as pas de recouvrement  simple entre une force politique et une catégorie sociale. IL n’est pas sain pour notre société que les catégories sociales qui votent à gauche, qui représentent  selon les scrutins de 2° tour, près de la moitié du corps électoral soient toujours écartées du pouvoir et aient le sentiment de ne pas être représentées au plus haut niveau de l’État.

Il faut donc l’alternance ! C’est certain.

D’autant plus que le président actuel n’a pas apporté la preuve qu’il était un homme d’État capable de rassembler et d’unir. Les grandes réformes qu’il avait engagées, attendues avec gourmandise par la droite et beaucoup de citoyens, (université ; retraites ; représentativité des syndicats ; fin des  protections malthusiennes de certaines professions telles que pharmaciens, notaires, chauffeurs de taxi ; diminution des échelons politiques coûteux ; réduction des dépenses publiques ; augmentation de l’effort de travail), ont été mal engagées, menées de façon peu démocratiques et surtout superficielles ou  avortées.

Enfin il a mené une politique fiscale injuste qui a permis aux 1% les plus riches de continuer à s’enrichir tandis qu’augmentait la pauvreté !

 Il n’a pas su convaincre les partenaires européens de « brider » la finance internationale comme elle devrait l’être. L’a-t-il voulu ? On en doute ! Les grands groupes français bancaires ou industriels continuent à profiter des « paradis fiscaux » et les rodomontades du président contre la spéculation financière n’ont pas été suivies de décisions.

Enfin il y aurait beaucoup à dire sur un « président » qui invite à présider le défilé du 14 juillet à ses côtés un dictateur abominable connu depuis longtemps comme  Bachar El Assad, qui permet à un autre dictateur, Kadhafi de planter ridiculement sa tente au cœur de Paris et ensuite envoie l’aviation française soutenir ses adversaires  et contrairement aux décisions du conseil de sécurité de l’ONU,  monte une opération militaire pour mettre fin au pouvoir de ce Kadhafi reçu en ami quelque temps auparavant !

Non, c’est certain, Le président Sarkozy ne doit pas être réélu. Ce serait mauvais pour la société française, pour la France, mauvais pour l’Europe.

Éliminer les extrêmes.

Inutile de nous attarder sur Marine Le Pen. Elle a su rassurer et gommer les relents de pétainisme et même de discours à tonalité fasciste de son père. Elle n’en reste pas moins porteuse d’une idéologie dangereuse de division et d’un nationalisme au fondement raciste et profondément réactionnaire. J’imagine la peine de nos concitoyens de religion musulmane originaires d’Afrique du nord, de Turquie ou d’Afrique noire, qui sont très majoritairement respectueux de la République et de ses lois, sont intégrés dans notre société comme les autres, travaillent et essayent d’y vivre comme vous et moi, et se sentent stigmatisés comme si quelques enfants perdus et dangereux représentaient l’ensemble de leurs communautés, comme si la petite minorité musulmane que  notre société a de la difficulté à  intégrer était représentative de 4 ou 5 millions de fidèles

L’extrême gauche, de Ph. Poutou, N. Arthaud et J.L. Mélenchon a des côtés sympathiques et même nostalgiques pour ceux qui comme Henricles ont à un moment ou l’autre de leur vie voulu croire aux « lendemains qui chantent » et ont espéré la venue rapide d’une société de socialisme libre et  fraternel débarrassée du profit et de la compétition des uns contre les autres pour conquérir richesse et pouvoir !

Cela dit, quelle que soient les qualités de tribun de Mélenchon et sa faconde, agréable aux oreilles de bien des gens de gauche, intellectuels ou ouvriers et employés, humiliés et offensés, les programmes de ces extrémistes sont dangereux de démagogie, inapplicables dans l’état actuel du monde, utopiques sous bien des aspects et pour tout dire archaïques, n’en déplaise aux militant sincères qu’ils font rêver et qu’ils émeuvent !

 

Est-il utile de parler des deux candidats folkloriques ? Non.

Restent Eva Joly, F.Bayrou, et F. Hollande.

 Les Verts n’ont pas su, pour cette élection, faire fructifier le potentiel électoral qu’ils avaient obtenu aux élections précédentes. C’est regrettable. Ils sont porteurs pourtant d’une exigence de transformation de notre mode de développement qu’il faudrait absolument prendre en compte. Henricles a largement développé ce thème dans les articles précédents sur cette campagne. La situation aurait-elle été meilleure avec un autre candidat tel que Nicolas Hulot ? Nul ne le sait et ne le saura jamais. Sans doute est-ce Daniel Cohn Bendit qui avait vu juste en proposant que les verts ne présentent pas de candidat et négocient une alliance de premier tour avec les socialistes.

F. Bayrou aura le vote de certains des électeurs de droite ou du centre déçus par le président Sarkozy. Il aura le vote des « chrétiens démocrates », souvent catholiques de vieille génération, qui ne peuvent se résoudre à voter pour un parti socialiste, trop marqué, à leurs yeux, par la franc-maçonnerie, la laïcité, un vieil anticléricalisme et loin de leur tradition morale ou philosophique. A ceux-là, s’ajoutera cet électorat qui refuse le socialisme « partageux », de ceux qui parlaient au nom des « prolétaires » et qui, lorsqu’il faut choisir, aiment encore moins cette gauche que la droite classique.

Cela dit dans son parcours solitaire, Bayrou n’a pas réussi à convaincre et se trouve seul ou presque. Voter pour lui n’aurait pas d’autre sens que de montrer qu’on refuse  à la fois Sarkozy et la gauche et au second tour il faudra bien choisir : Bayrou ne sera plus là. De plus son programme d’austérité reste vague et on ne pourrait attendre de lui qu’il redonne aux classes populaires l’espoir et la confiance qu’elles n’ont plus.

Voter François Hollande. Dès le premier tour.

Il a prouvé qu’il était responsable et qu’il avait pris la mesure de la profondeur de la crise que nous subissons : crise économique, crise des finances publiques, crise de confiance sociale. Si lui-même n’a pas eu de responsabilités de gouvernement, il a autour de lui des femmes et hommes, expérimentés de longue date.

F. Hollande a su incarner ce que Mitterrand avait appelé « la force tranquille » et a fait une campagne sans faute. Il a ainsi prouvé sa force de caractère, sa sérénité, son courage même. Il n’a pas hésité – voir la proposition de taxer à 75 % des revenus – à décider par lui-même malgré ses proches conseillers. On peut penser qu’une fois investi, il aura l’autorité que demande sa fonction.

François Hollande aura besoin, pour asseoir cette autorité, pour  faire face à la situation très difficile qu’il va trouver en arrivant, d’une forte légitimité, de cette force que donne une victoire large. Plus il aura de voix, mieux il sera placé pour résister non seulement aux sirènes des Mélenchon mais surtout à ceux de ses amis socialistes timides et conservateurs qui ne veulent pas changer beaucoup d’autres choses que… les noms de ceux qui occuperont les fauteuils des ministères.

Il faut un Hollande largement vainqueur  au premier tour pour avoir un président élu avec au moins  55% à 56 % des suffrages au second.

Henricles votera Hollande sans hésitation mais aussi, il faut bien le dire,  sans illusion !

Henricles le 18 avril 2012.

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article