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Le blog politique et culturel de henricles

Le blog politique et culturel de henricles

C'est le blog de quelqu'un qui n'appartient à aucun parti politique mais qui pense que le simple citoyen peut s'emparer des questions politiques économiques et de société pour proposer ses réflexions etdonner son avis C'est également un blog littéraire et culturel où je place divers récits et oeuvres qui me concernent et ont un intérêt. notamment des récits de voyage et des tableaux d'amies peintres

Martine Aubry choisit Ségolène Royal

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 « Martine Aubry vote Ségolène Royal » !

(Information donnée par les medias en 2011 à l’issue des élections primaires organisées par les Parti socialiste)

Dès le 21 mars, tout le monde le sait, les politiques entrent dans la préparation de la prochaine échéance décisive, l’élection présidentielle de 2012.

Dans notre pays les institutions sont telles, surtout depuis le quinquennat, que tout est suspendu à l’élection du président !

 Comment se présente la situation, deux ans avant l’échéance ?martine-aubry-2481554 1350

Du côté de la droite, peu d’incertitudes. Quels que soient les actuels mécontentements de la majorité présidentielle, Sarkozy est et restera le patron. Et il se représentera, c’est évident. Sauf dépression nerveuse grave, autre problème de santé ou catastrophe pour lui, il se représentera pour un nouveau quinquennat et dès le 21 mars, la stratégie et la tactique de sa réélection commenceront à être mises au point soigneusement. C’est une des conséquences nuisibles de l’institution du quinquennat : Deux ans et demi seulement, après l’élection, le président, pendant son premier quinquennat, ne décide pas en fonction du seul intérêt général si tant est qu’il l’ait fait avant, mais décide essentiellement, hélas, en fonction de son intérêt de candidat à sa réélection !

Du côté du parti  socialiste, d’où viendra le seul candidat avec quelque chance d’être élu, ils sont déjà plusieurs déclarés comme tels : François Hollande, Manuel Valls et Serge Moscovici. Il y a  aussi les deux non encore déclarées, mais que tout le monde sait être candidates à la candidature : Ségolène Royal et Martine Aubry. Enfin les ombres de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn planent toujours. Cela fait déjà beaucoup de monde.

Essayons de raisonner non en partisan mais en analyste politique.

Que faut-il pour asseoir une candidature de présidentiable ?

Une stature nationale. Avoir un impact sur l’opinion nationale, Avoir une expérience politique suffisante, Apparaître digne et capable de diriger le pays avec une force et une compétence déjà prouvées par son action politique passée.

Avoir une stature internationale. Avoir été conduit à rencontrer des chefs d’État ou des gouvernements étrangers, à négocier, à  participer à des réunions ou conférences internationales. Être déjà reconnu comme personnalité qui compte par la Presse européenne et occidentale internationale. Être jugé capable de défendre avec efficacité les intérêts fondamentaux de la France et de comprendre les enjeux internationaux.

Avoir une personnalité estimée apte à passer avec succès les diverses épreuves d’une campagne électorale présidentielle éprouvante. Force de caractère. Avoir un certain charisme, une capacité à rassembler les foules voire les enthousiasmer. Créer un lien personnel entre la présidente ou le président et les Français !

Être capable de proposer un projet qui puisse à la fois faire un peu rêver mais soit réaliste, crédible et innovateur.

Politiquement la candidate, le candidat doit obligatoirement rassembler plus de 50 % des électeurs sur son nom. Un candidat ou une candidate de gauche doit rassembler d’abord toute la gauche. Toute ? Non, pas forcément. Il y a une frange extrême, si extrême, que certains de ceux-là préfèrent s’abstenir que de choisir une présidente ou un président modéré, « suppôt » du capitalisme ! Il y a dans l’électorat de notre pays et d’autant plus que le corps social souffre et que le rejet des politiques s’accentue, des citoyens tellement amers, révoltés, qu’ils ne voteront pas pour des candidats des grands partis de gouvernement.

Aussi la candidate ou le candidat de gauche, pour avoir une chance d’être élu, doit en plus de la gauche, rallier sous son nom une frange non négligeable de l’électorat centriste ou de la droite modérée. Cela est d’autant plus vrai que les électeurs d’Europe-écologie ne sont pas tous, loin de là des électeurs de gauche !

Tous ceux qui ne tiendront pas compte de ce fait sont sûrs de mener la gauche à une nouvelle défaite en 2012.

Les gens qui nient ce phénomène quasi arithmétique, soit sont tout à fait incapables d’une analyse sérieuse, soit – et c’est souvent le cas !-  n’ont aucune intention  réelle de faire gagner la gauche. Aujourd’hui, par exemple, les partis du type L.O. ou NPA, et même d’autres, cherchent uniquement à augmenter leur influence ou celle de leur leader, à jouer un rôle, à obtenir des places ou tel ou tel élu, mais n’ont ni envie ni illusion de participer à l’exercice du pouvoir.

Alors ? Il nous faut examiner les divers candidats à la candidature en fonction de ces critères.

Éliminons rapidement, sans crainte que ce soit contesté, Manuel Valls et S. Moscovici. Ces deux n’ont pour le moment ni stature nationale ni expérience suffisante, ni encore moins stature internationale. Moscovici roule paraît-il pour son ami DSK et Valls se positionne pour…plus tard. C’est clair, leur objectif n’est pas d’être choisis comme candidats du P. S. pour 2012 et ils n’en ont pas l’illusion.

Le cas de François Hollande est plus complexe. Par son rôle de « patron » du P.S. pendant des années, il a une vraie stature nationale. Il est connu. Il est souvent apparu dans les medias. Selon nous, il souffre de nombreux handicaps qui lui enlèvent toute chance d’être élu président de la république. Voici lesquels : il n’a aucune vraie expérience ministérielle ni de président de région, ni de maire d’une grande ville. Il n’a jamais participé à aucun gouvernement. Il n’a aucune expérience internationale autre que dans les sphères de l’internationale socialiste. Il n’y est connu que comme dirigeant de parti ou comme… l’ancien compagnon de Ségolène !

Enfin et surtout, quelles que soient ses nombreuses qualités d’intelligence politique et de compréhension de la société française, il n’a absolument aucune chance de réussir à rallier à sa candidature les franges centristes et de la droite modérée de l’électorat sans lesquelles, je répète, aucun candidat ne peut être élu : il est, dans l’opinion, avant tout un « apparatchik », un homme de parti et pas le moins du monde un homme porteur d’un projet national.

Il y a quelque chose d’émouvant et en même temps de pitoyable dans la démarche d’un politique aussi intelligent qui ne comprend pas que sa candidature serait certainement vouée à l’échec. Jamais l’électorat centriste ne se ralliera à un ancien apparatchik socialiste, au grand jamais !

DSK ? C’est le rêve de la droite électorale modérée et la peur de la droite militante et politique ! Pour l’électorat de droite et du centre, comme la célèbre publicité des années 50, je dirai : « DSK c’est exquis » !

DSK a, c’est évident, une stature internationale incontestée et incontestable. Il a aussi une stature nationale et une expérience de ministre à des postes importants.  De ce point de vue là, il a de quoi être le candidat de la gauche bourgeoise et « bobo », même, de la gauche autrefois mendésiste ou rocardienne et des franges de l’électorat centriste rassurées par sa posture d’économiste reconnu dans les sphères internationales.

Avec DSK le problème est à gauche d’abord ! DSK, c’est le patron du FMI, devenu patron du FMI grâce à…Sarkozy ! Être patron du FMI et, de plus, grâce à Sarkozy, c’est mal parti pour porter les espoirs des masses populaires.

DSK, c’est la gauche parisienne, la gauche bourgeoise, la gauche bien incapable de faire rêver les masses populaires.

Non ! En supposant que DSK se lance dans ce combat, on ne l’imagine pas capable de faire vibrer les foules des classes défavorisées et emporter leur adhésion !  

D’autant plus que la droite politicienne menacée par son éventuelle arrivée au pouvoir, ne se gênerait pas pour rappeler les « casseroles » à lui attachées. On ferait savoir, par exemple, que le salaire du directeur du FMI est le plus gros salaire des organismes internationaux ; que c’est DSK qui a soufflé à Jospin l’idée des 35 h, appliquée par Martine Aubry. On ferait savoir à l’électorat de gauche que c’est DSK qui a allégé la fiscalité des cadres supérieurs qui touchent des stocks-options ! Bref… j’ai beau tourner le problème dans tous les sens : je ne pense pas que DSK ait la moindre chance de porter avec succès les espoirs du peuple de gauche !

D’ailleurs il le sait et ne va sûrement pas risquer de perdre une place si confortable, prestigieuse et rémunératrice au FMI, pour être battu à une élection présidentielle !

Restent Laurent Fabius, Martine Aubry et Ségolène Royal.  

Fabius ? Expérimenté. Compétent. Brillant. Un homme qui aurait pu avoir un destin national de premier plan. Il a déjà été Premier ministre et pas des moindres, à une époque où la toute puissance du président Mitterrand n’était pas aussi caricaturale et ridicule que celle du président actuel et laissait une place éminente au Premier ministre.

Mais Fabius souffre de deux handicaps qui, selon nous, lui enlèvent toute chance de porter les espoirs de la gauche.

D’une part son expérience et sa notoriété sont anciennes. A cause de l’affaire désolante qui l’a tenu éloigné des premiers rangs de la vie politique pendant plusieurs années, Laurent Fabius a disparu et pour une bonne partie de l’électorat, notamment les jeunes, Fabius est un quasi inconnu. Il n’a, à leurs yeux, de stature ni nationale ni internationale.

Mais le pire est ailleurs : Fabius a commis le péché mortel qui éloigne définitivement de lui l’électorat centriste modéré : il a été un des partisans actifs du « Non » au referendum sur l’Europe. Il  ainsi violé une tradition bien établie : depuis 1969, tous les chefs d’État et de gouvernement ont toujours appelé à aller plus avant dans la construction de l’Europe unie. Et Fabius, lui, a été un des acteurs efficaces du rejet du traité consitutionnel et ainsi a été cause d’une panne de la construction européenne.

Fabius n’a aucune chance de rallier une majorité d’électeurs, aucune. Il n’a pas assez de charisme populaire pour enthousiasmer les foules ouvrières ou de chômeurs et se heurtera au rejet de l’électorat modéré outré de ses positions « antieuropéennes ». Laurent Fabius, lui-même ne se fait sans doute pas d’illusion à ce sujet. Mais il est tellement convaincu, comme tant d’autres, de l’incompétence et l’insuffisance de Ségolène Royal, qu’il pense que, de toute façon il vaut mieux lui qu’elle !

Il se trompe complètement. Il n’a aucune chance ! 

Restent les deux amies, Martine et Ségolène. 

Martine Aubry est depuis quelque temps la chouchou des analystes des télés et radios. Ils sont nombreux à lui prédire un destin présidentiel.

Elle  a beaucoup d’atouts pour elle. Pugnacité. Auréole de vraie femme de gauche. Gestion réussie d’une grande métropole. Expérience politique diversifiée. Elle est une battante et une candidate capable, probablement, de soulever l’enthousiasme du « peuple de gauche ». C’est une femme et on peut penser que c’est un atout parce qu’elle n’a pas cette apparence de fragilité qui a tant coûté à Ségolène Royal en 2007. Soutenue par la coalition des TSS (Tout Sauf Ségolène !), à la tête du parti principal de la gauche, elle est bien placée pour une désignation aux « primaires » qu’elle organisera elle-même en tant que Première secrétaire du Parti socialiste.

Mais Martine Aubry devrait être suffisamment perspicace, généreuse même,  pour comprendre que ses chances de rallier sur son nom 50 % des électeurs sont très faibles.

Si Martine Aubry réussissait, grâce à la coalition de tous les « éléphants » socialistes et à son contrôle de l’appareil du parti, à se faire désigner comme candidate à l’élection présidentielle, elle porterait, elle-même, personnellement, la responsabilité de faire perdre une nouvelle fois la chance d’une alternance et du changement !

Pourquoi cela ? Parce que pèsent sur Martine Aubry plusieurs handicaps hélas décisifs.  Voici.

Martine Aubry, c’est d’abord, par ses discours, son passé de ministre, son implantation dans le Nord-Pas de Calais, la gauche socialo la plus traditionnelle, celle de la vieille SFIO. Écoutez-la parler, lisez ses discours, vous n’y trouverez que le discours de gauche le plus convenu, le plus classique, sans aucune innovation, aucune proposition de renouveau, aucune originalité ! Certes par ses discours, Madame Aubry est bien capable de plaire à la gauche traditionnelle, mais aucunement de séduire quiconque au-delà de cette gauche.

Par ailleurs, si Martine Aubry a une stature nationale certaine, elle n’a pas de stature internationale. On l’a rarement entendue s’exprimer vigoureusement et clairement sur les questions internationales, tout de même capitales pour une future présidente !

Enfin Martine Aubry a commis un péché mortel qui éloigne d’elle, pour toujours, cet électorat centriste qu’il faut convaincre : le péché des 35 h imposées par elle. Symbole d’un pouvoir d’État archaïque qui manifeste selon les adversaires de cette Loi, une ignorance crasse de la vie des PME et qui les a exaspèrées. Martine Aubry, c’est l’interventionnisme ravageur de l’État contre les acteurs efficaces de la vie économique.

Que l’accusation soit juste ou injuste, peu m’importe ici : ce qui compte est le résultat. Madame Aubry ne ralliera pas la moitié plus un des électeurs. La Droite politique le sait, qui se réjouit de la soudaine popularité de Madame Aubry et se garde bien de la démolir méchamment comme elle démolit son amie Ségolène !

Un duel Sarko- Aubry verrait à coup sûr une deuxième victoire de notre hyper président. Voilà pourquoi la candidature de Martine Aubry est actuellement « poussée » par de nombreux medias. Tout le monde sait à quel point certains medias sont au service de la droite actuelle.

Voilà pourquoi Martine Aubry votera et fera voter Ségolène Royal au moment des primaires qui désigneront la candidate du parti socialiste pour 2012. Parce que, soucieuse de faire gagner son camp, madame Aubry aura compris ce que nous rappelons ci-dessous. 

Ségolène Royal a aussi des handicaps, aux premiers rangs desquels la véritable haine ou le mépris qu’éprouve à son égard une partie des  dirigeants socialistes. Cela lui a coûté la victoire en 2007 !

Elle subit aussi la haine de la droite actuellement au pouvoir qui cherche par tous les moyens à la discréditer et la déstabiliser ! Comme elle est le seul adversaire crédible du président, tout doit être tenté pour l’affaiblir ! 

Ainsi nombreux sont ceux qui, victimes de la propagange insistante et mensongère distillée depuis des mois contre Ségolène, pensent sincèrement qu’elle est une femme autoritaire, méprisante avec ses collaborateurs.

A ceux-là je répondrai : croyez-vous qu’on arrive à une destinée nationale sans avoir, de temps en temps à s’imposer, à exiger efficacité et discipline de ses collaborateurs ? Croyez-vous qu’un De Gaulle, un Churchill, ou un Roosevelt étaient toujours doux et tendres avec ceux de leur entourage ?

Il est possible que Ségolène Royal soit exaspérante parfois pour ses partenaires, je n’en sais rien, je ne la connais pas. Mais qu’importe ! Les « grands », les fortes personnalités, celles et ceux qui s’imposent, sont presque toujours parfois insupportables et quelquefois très agréables au contraire !

Ségolène royal est la seule à avoir les atouts nécessaires pour gagner l’élection : charisme, projets et discours innovateurs, expérience ministérielle, expérience de présidente de région, capacité à enthousiasmer les foules et créer un lien. Elle est porteuse d’un projet de solidarité et renouveau dans une France métissée qu’elle exalte. Elle a largement prouvé qu’elle n’est pas la femme d’un parti, qu’elle peut être désignée par le parti socialiste sans en être la prisonnière, ce qui n’est pasle cas de Martine Aubry.

Elle a l’expérience de la campagne présidentielle et sait les erreurs qu’elle a commises et qu’elle peut donc corriger. Elle a prouvé sa capacité à élever le débat, à ne jamais tomber dans les polémiques basses et les attaques personnelles malgré celles qu’elle a subies. Et pendant cette campagne elle avait acquis une notoriété internationale, une connaissance des affaires du monde qui la place, en ce domaine, largement mieux que ses concurrents.

Femme, contrairement aux critiques des « masculins dominants » elle a largement montré qu’elle avait le caractère et la fermeté personnelles qui lui permettent de surmonter les épreuves et l’adversité avec  « la force tranquille » nécessaire aux  hommes et femmes capable de se hisser au rang de vrais hommes et femmes d’État.

 

Conclusion.

Nous n’avons pas évoqué l’hypothèse d’une candidature à droite autre que celle de Nicolas Sarkozy. Cela nous semble inutile. De Villepin n’est pas et ne sera pas crédible. Coppé attendra son heure. Bayrou est hors-jeu.

Pas d’examen de l’éventuelle présence d’un ou d’une candidate de l’alternance de gauche en dehors du parti socialiste. Au second tour, c’est la candidate désignée au moment des primaires » qui sera opposée au candidat de Droite, c’est presqu’évident.  Et d’ailleurs Ségolène avait rallié 17 millions de voix en 2007 ! Cette fois-ci l’essai sera transformé, avec succès.

A moins que les socialistes fassent le mauvais choix et…se suicident comme force principale d’une alternance encore ratée.

Soyons optimistes et gageons que Madame Aubry se montrera digne de son père : Jacques Delors savait qu’il n’avait pas derrière lui une force politique qui lui aurait permis de gagner et malgré les sondages et pressions, il avait eu l’humilité de s’effacer. Martine Aubry s’effacera aussi.

 « Martine vote Ségolène » !  

 

  

 

 

 

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Pat 22/03/2010 15:12


Excellente analyse ! Il s'agit de Pierre Moscovici et non Serge.


henricles 22/03/2010 20:26


O.K. Merci ! Inattention sur le prénom de Moscovici !
De tels commentaires sont toujours agréables.
Je suppose que Ségolène va s'employer, après sa brillante victoire, à redonner de l'espoir et de l'entrain à ses nombreux partisans !


SLUSZNIS DANIELLE 20/03/2010 18:46


Pas grave Henri........... les fautes de frappe, je connais aussi.... de + c'est l'exposé qui compte, et rien d'autre! Tout le monde qui te lit sait que tu maitrises très bien notre langue!


henricles 20/03/2010 22:28


Merci !
Bises


henricles 20/03/2010 15:00


Décidémentj'ai encore laissé passer deux graves fautes de français : j'ai écrit "caractère et fermeté personnelles" au lieu de "personnels"
Et, plus loin, "hommes et femmes capable" au lieu de "hommes et femmes capables" !
Pardonnez-moi svp


danielle SlUSZNIS 20/03/2010 07:42


Bonjour Henri.

Excellente analyse...... tu devrais envoyer cet article à Martine, pour l'aider un peu à réflechir à la question! LeS Ségolénistes, dont je fais partie, sont montrés du doigt comme idolâtres,
incapables d'une analyse politique sensée et rationnelle, voire même de parfaits crétins. La moindre prise de parole est immédiatement vitupérée et insultée. Mais, curieux phénomène, ils
parviennent à rester debout, pour combien de temps ? Le problème sera difficile à régler: Ségolène peut compter sur l'appui d'un certain nombre de militants PS, très difficile à chiffrer. Il est
tout à fait envisageable qu'elle ne soit pas proposée comme présidentiable à l'issue des primaires organisées dans un avenir proche. Que feront alors les militants royalistes du PS? Que fera
Ségolène si elle n'est pas proposée au vote des militants? Partira t-elle seule dans la bataille? Combien de ses amis du PS lui resteront-ils fidèles? Ce sera pour beaucoup un choix extrêmement
difficile, et qui va leur poser un cas de conscience crucial: La Gauche ne peut pas gagner sans Ségolène Royal, mais Ségolène Royal ne pourra faire gagner la Gauche sans l'adhésion du PS...........
configuration bien complexe.
Nul autant que Ségolène Royal ne peut entrainer le peuple de France. Mais pour ses partisans encartés au PS, qui se moquent pas mal de Solférino et de ses mots d'ordre si souvent contradictoires,
le problème sera très difficile, car ils seront bien obligés de faire une analyse si possible rationnelle de la situation, en mettant entre parenthèses les élans de leur coeur!!!