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Le blog politique et culturel de henricles

Le blog politique et culturel de henricles

C'est le blog de quelqu'un qui n'appartient à aucun parti politique mais qui pense que le simple citoyen peut s'emparer des questions politiques économiques et de société pour proposer ses réflexions etdonner son avis C'est également un blog littéraire et culturel où je place divers récits et oeuvres qui me concernent et ont un intérêt. notamment des récits de voyage et des tableaux d'amies peintres

L'Iran et la bombe

L’Iran et la bombe.

Résumé de l’article ci-dessous.

La question du nucléaire iranien est plus complexe qu’elle semble  lorsqu’elle donne lieu à des déclarations fracassantes réductrices.

Les dirigeants iraniens, malgré les propos inadmissibles du président Ahmadinejad, ne sont pas plus dangereux que beaucoup de dirigeants actuels de pays dotés de l’arme nucléaire.

La plupart des Iraniens, même les plus farouches opposants au régime, même les plus démocrates, sont en faveur du libre droit de leur pays à développer un programme nucléaire civil et aucun Iranien n’est favorable à des sanctions contre son pays.

Les discours, insupportables pour nous, du président iranien, sont écoutés avec satisfaction et enthousiasme par des millions de Musulmans humiliés depuis des décennies par Israël et l’Occident, mené par les États-Unis, considérés comme des criminels à cause de leur comportement vis-à-vis des Palestiniens et de l’invasion de l’Irak notamment

Les Iraniens subissent de telles sanctions, une telle mise à l’écart de la part des États-Unis, et depuis si longtemps, qu’ils n’ont pas de scrupules à biaiser avec le traité qu’ils ont signé.

Les Iraniens ne sont peut-être pas en train de se doter de l’arme nucléaire mais veulent s’en réserver la possibilité. Entre leurs mains, l’arme nucléaire demeurerait ce qu’elle est pour tous ceux qui la possèdent : une arme dont on ne peut se servir et n’est utile qu’à la dissuasion et à l’affirmation de la puissance politique. C’est mépriser les Iraniens de penser qu’ils ne le savent pas et seraient prêts à déclencher le feu nucléaire contre Israël !

Il faut espérer que les Iraniens renonceront pratiquement à l’arme nucléaire mais ils n’y renonceront que si les États-Unis négocient avec eux leur réintégration dans le jeu diplomatique de la région et leur reconnaissent leur place et leurs intérêts  de puissance.

Sanctions et humiliations sont le meilleur moyen de crisper les Iraniens contre l’Occident.

……………………………………………………………………………….

 

I.                   La bombe des autres

 Le président de ce pays est un dangereux fanatique et le régime qu’il préside est obscurantiste, autoritaire et soutient des réseaux et actions terroristes au Moyen Orient et ailleurs. Il ne saurait être question de laisser un tel pays posséder l’arme atomique. Ce serait faire courir trop de risques à la paix dans cette région et dans le monde ! D’ailleurs les Iraniens ont signé le traité de non prolifération et doivent s’y conformer.

On ne peut se contenter d’une approche aussi simple voire simpliste. Pour réfléchir utilement à cette question de l’industrie nucléaire de l’Iran, un petit retour sur le passé et un regard sur d’autres régions du monde sont nécessaires.

Un seul pays a utilisé l’arme atomique, les États-Unis, pays de liberté dont les dirigeants de l’époque, élus démocratiquement, n’étaient ni des fanatiques ni des fous.

Depuis 1945 deux seuls hommes d’État au pouvoir ont affirmé qu’on devait utiliser l’arme atomique et, pour l’un des deux, souhaité qu’elle soit utilisée : Mao Zedong exprima l’idée que le peuple chinois sortirait vainqueur d’une guerre atomique grâce au nombre : après la catastrophe nucléaire, selon lui, les Chinois survivraient encore à plusieurs centaines de millions alors que les autres –sous entendu : les Européens et Américains – auraient presque tous été rayés de la carte ! Malgré ses paroles insensées, Mao n’a jamais menacé sérieusement quiconque de la bombe !

L’autre dirigeant n’est autre que Fidel Castro : depuis que les Russes ont ouvert l’accès aux archives tenues secrètes, on a la preuve de ce qu’on savait déjà. Au moment de la crise des fusées de Cuba, en 1962, Fidel Castro avait fait pression sur son allié Khroutchev pour qu’il utilise l’arme nucléaire contre les États-Unis plutôt que de leur céder. Fidel Castro que beaucoup considèrent comme un dictateur nuisible, a pendant longtemps, y compris après la crise des fusées, été présenté comme un dirigeant révolutionnaire admiré par des centaines de milliers de gens à travers le monde et encensés par les dirigeants de nombreux partis communistes.

Depuis 1945, soit 65 ans bientôt, jamais aucun autre chef d’État n’a utilisé ou menacé d’utiliser cette arme.

Tournons maintenant nos regards sur certains des pays qui possèdent l’arme atomique. Le Pakistan est aujourd’hui un pays où une partie des dirigeants appartiennent à des factions islamistes extrémistes, favorables à la Charia, dont certains soutiennent les Talibans, notamment dans les services secrets très puissants et dans des cercles de l’armée. Si bien que ce régime a permis aux talibans d’utiliser le territoire pakistanais comme refuge. Que je sache, personne ne s’alarme outre-mesure - à tort ? - de la possession de l’arme atomique par le Pakistan.

Israël, autre puissance atomique, montre tous les jours son mépris des résolutions les plus solennelles du Conseil de Sécurité, et est dirigé par une coalition nationaliste où des religieux « fanatiques » rêvent du Grand Israël et prennent leurs références et leurs justifications dans la Bible. Les Israéliens ont montré et montrent, notamment, à Gaza et au Liban leur brutalité et leur absence totale de scrupule à violer les droits de l’homme les plus élémentaires.

Que je sache personne parmi les dirigeants occidentaux ne profère de menace contre Israël ni ne brandit de sanctions !

La Corée du Nord a un des pires régimes qui soit, totalitaire. Ce pays se dote sans doute de l’arme atomique. Les États-Unis l’ont souvent menacé de sanctions diverses mais ils n’ont jamais menacé de le bombarder comme la menace en est agitée à propos de l’Iran ! Pourquoi ? Pourtant le régime coréen du nord est monstrueux ! On construit des missiles, on les lance mais le peuple est littéralement affamé

La deuxième puissance nucléaire du monde, la Russie, est dirigée par une équipe de nostalgiques de l’Empire soviétique. C’est un régime autoritaire qui bafoue les Droits de l’homme, la liberté de la presse, l’indépendance de la justice, les libertés fondamentales des citoyens. C’est un régime dont les forces de répression ont pratiqué dans le Caucase une guerre de terreur et se sont comportées, en Géorgie, comme des sauvages, des pillards et de vulgaires conquérants. Le régime russe actuel n’est pas loin de vouloir réhabiliter Staline le seul homme d’État du XX° siècle, avec Mao,  qui  dispute à Hitler la palme de plus grand criminel de l’Histoire !

L’arme nucléaire des Russes n’inquiète malgré tout pas grand monde !

II° le rôle de l’arme nucléaire aujourd’hui.

Le nouveau prix Nobel de la paix, le président Obama, a évidemment raison n’en déplaise aux stratèges français, l’idéal serait de parvenir à un monde dénucléarisé. Il nous invite à une longue marche, difficile mais salutaire. Et les premiers pas doivent être, sur ce chemin, franchis par les puissances nucléaires à panoplie complète, c'est-à-dire, les États-Unis et la Russie mais aussi, peu après, le Royaume Uni et…la France. Ni la Chine, ni le Pakistan ni l’Inde, ni même Israël, n’ont une panoplie nucléaire aussi complète que ces 4 pays. C’est bien pour cela que les Français ne manifestent aucun enthousiasme devant les propositions du président américain. La force nucléaire française est un des derniers attributs de la puissance qui permette à notre pays de prétendre  jouer dans la cour des Grands.

Il n’empêche, depuis que l’arme nucléaire n’est plus le monopole d’un seul pays mais a été détenue par  2, puis 3, puis 4, puis encore quelques autres, elle n’est plus, pourrait-on dire, une arme « militaire », mais est seulement une arme « politique ». L’arme nucléaire n’est pas destinée à l’emploi, mais seulement à la dissuasion. Elle est, aux mains des dirigeants d’un pays, un moyen d’affirmer ce pays comme une des puissances avec lesquelles il faut compter. Aucune puissance atomique ne peut en attaquer une autre sous peine de dommages insupportables pour l’attaquant comme pour l’attaqué.  

C’est ce constat qui a permis que l’affrontement entre les États -Unis et l’Empire soviétique en soit resté à une guerre « froide » sans jamais d’affrontement direct.

Aujourd’hui, Israël peut, hélas, agiter de façon irresponsable la menace de bombardement sur l’Iran, parce qu’Israël possède un armement atomique qui le protège d’une riposte massive de l’Iran. Si l’Iran avait l’arme atomique, Israël ne pourrait proférer de telles menaces.

Aussi, s’il s’avère que réellement, au mépris du traité de non prolifération qu’il a signé, l’Iran est en train de se doter de l’arme atomique, il faut bien comprendre ce que cela veut dire. Par l’arme atomique, l’Iran voudrait se hausser au niveau d’une grande puissance régionale, qu’on doit consulter, qu’on doit réintégrer dans le jeu diplomatique, des intérêts nationaux de laquelle on doit tenir compte, au lieu de la sanctionner et la traiter en État terroriste !

Il est certain que l’arme atomique iranienne ne servirait pas à rayer de la carte l’État d’Israël comme certains le croient ou font semblant de le croire.

Pourquoi ? Certes, il y a les discours antisémites et négationnistes du président Ahmadinejad qui nous révoltent ! Il y a ces discours de haine contre Israël et les États-Unis. Ils nous révoltent mais sont écoutés avec satisfaction, délectation même, par des millions, oui des dizaines de millions de Musulmans humiliés depuis de nombreuses années par le sort que les Israéliens réservent aux Palestiniens ! Et par le sort que les Américains et leurs alliés ont réservé au peuple irakien ! Et il y a près d’un milliard de Musulmans ! Il y a la détestation des États –Unis et plus généralement de la civilisation de l’Occident vilipendée au nom de l’Islam !

Cela, en effet, entretient un sentiment de crainte dans l’opinion. Mais on ne doit pas en rester à ce constat par trop superficiel.

L’arme nucléaire n’a aucun rapport avec un lance-pierre ou une grenade qu’un excité pourrait  brandir à loisir !

Qui dit arme nucléaire dit dizaines d’ingénieurs et techniciens de haut niveau qui l’ont mise au point et interviennent dans sa mise en œuvre. Qui dit arme nucléaire dit équipe gouvernementale et stratégique au plus haut niveau pour décider des conditions de son emploi. S’il y a bien, en bout de course, un homme (ce pourrait être une femme chez nous, en 2012 !) qui décide, selon la formule consacrée « d’appuyer sur le bouton », ce n’est que l’aboutissement de toute une chaîne complexe de décisions mûrement réfléchies. Or, la plupart de ces gens savent que l’emploi de l’arme nucléaire par leur pays entraînerait immédiatement une riposte nucléaire foudroyante qui rayerait leur pays de la carte ou lui causerait des dommages insupportables. N’oublions jamais que les armes d’aujourd’hui sont des centaines de fois plus puissantes que la bombe d’Hiroshima qui pourtant… !

En résumé et en simplifiant un peu, on peut dire que l’arme nucléaire est telle que celui qui la possède ne peut l’utiliser.  Les délires fanatiques ne sont pas collectifs au point de rendre aveugles TOUS les experts et acteurs concernés par sa mise en œuvre lesquels n’ont aucune envie de se suicider ! D’ailleurs nous ne devons pas lire les discours  d’Ahmadinejad  comme des discours rationnels de nos langages d’Occidentaux. Les Perses, comme d’autres Orientaux, emploient des formules, des expressions qui n’ont pas le sens littéral que nous leur donnons. Ahmadinejad est certes un fanatique fondamentaliste mais n’est ni un fou ni un déséquilibré et, de plus, nous savons maintenant que le véritable décideur n’est pas lui.

Dit autrement, l’arme nucléaire ne peut être employée du seul fait de sa nature d’arme de destruction massive monstrueuse, infiniment plus puissante que toute autre et arme dont les effets mondiaux sont tels qu’en cas d’utilisation importante, elle entraînerait une glaciation de la planète. Ne méprisons pas les Iraniens pour penser qu’ils ne sont pas autant que nous conscients de ces caractéristiques ! Et cela n’a rien à voir avec leur Islamisme fondamental et, pour nous, obscurantiste.

Est-ce à dire que nous devons accepter sans sourciller que l’Iran se dote de cette arme ? Non bien sûr ! Mais alors ?

         III L’Iran et le nucléaire.

Les Iraniens, presque tous les Iraniens, y compris les plus farouches adversaires du régime des mollahs, ont plusieurs objectifs diplomatiques.

D’une part l’Iran veut être reconnu comme une grande puissance régionale.

D’autre part l’Iran veut préparer l’après-pétrole.

C’est à la lumière de ces deux objectifs que nous devons comprendre la politique iranienne au sujet du nucléaire.

Certes ils ont signé un traité. Et Ségolène Royal savait très bien de quoi elle parlait lorsqu’elle faisait le lien entre le nucléaire civil de l’Iran et son hypothétique nucléaire militaire : par le traité de non prolifération les signataires se sont engagés à accepter les contrôles de leur industrie nucléaire civile par les inspecteurs de l’AIEA. Chose que l’Iran ne respectait pas. Ségolène Royal connaissait mieux ce traité que les mauvaises langues qui l’ont alors dénigrée !

Cela dit, l’Iran se trouve depuis des années traité par les États –Unis et leurs alliés comme un État voyou. Il est soumis à des sanctions économiques sévères et subit d’importantes restrictions pour ses importations de produits technologiques pointus. Tellement que son industrie de raffinage des hydrocarbures est en déshérence et que ce pays, c’est paradoxal, doit importer des produits pétroliers !

Or, pour les Iraniens et avec eux, je répète, des millions de Musulmans, le vrai État voyou, c’est l’État américain qui a porté la guerre en Irak et occupe encore ce pays avec une armée puissante.

 Qui en Occident, n’a jamais fait le compte des milliers de morts irakiens causés par l’invasion américaine ? Et des milliers de morts et des destructions massives et de la désorganisation de ce pays, cause de misère et d’appauvrissement depuis cette invasion et le désastre qu’elle a entraîné ?

Où sont les vrais  criminels ?

 Mais il faut dire que les morts occidentaux dans les attentats en Afghanistan ou ailleurs comptent bien plus que les cadavres des Afghans et Irakiens. Les télés nous parlent abondamment des premiers et rarement des autres ! Que nous importent les autres ?

 C’est l’État américain qui, au nom de la lutte contre Al Qaida, occupe l’Afghanistan avec des milliers de soldats suréquipés et des avions qui bombardent les populations afghanes qui n’en peuvent mais et les terrorisent par de meurtriers dommages dits « collatéraux ». Dommage collatéraux ? Ah ! L’horrible expression ! Honte à nous pour accepter ça sans protester ! Cela signifie des dizaines de villageois, d’enfants et de mères, de vieux et de moins vieux, tués par nos bombes, nos mitrailles ! Pour les Iraniens, les  Occidentaux  en Afghanistan comme en Irak, sont des forces d’occupation étrangères et meurtrières. Nous tous devrions le savoir et en mesurer les conséquences graves.

Entre parenthèses,  je crois comprendre que le président Obama  commence heureusement à se poser des questions à ce sujet ! Une lecture attentive de la presse invite à le penser. Mais ce n’est peut-être qu’une illusion !

         Quels sont les coupables ? Quelle puissance affirme que les Palestiniens ont droit à un État indépendant et libre et ne fait rien contre Israël qui bafoue tous les jours ce droit reconnu solennellement ? Les E.-U. ! Et leurs alliés, tous  soumis !

Quelle puissance entretient une série de bases militaires autour de l’Iran chez les ennemis traditionnels de la Perse que sont les Arabes sunnites ? Les E.-U. ! Et les Français, déjà à Djibouti, sont en train de s’installer à Abou-Dhabi juste en face de l’Iran !

Alors la politique iranienne s’éclaire dans ces conditions. L’Iran se lance dans le développement de son industrie nucléaire. Il cherche à se doter du niveau technique d’installations qui lui permettrait éventuellement de parvenir à l’arme nucléaire. Il ne la fabrique peut-être pas. Mais, entouré de pays hostiles, vilipendé, puni, alors que les États –Unis peuvent attaquer un autre pays impunément, et y rester, et en occuper un autre ; alors qu’Israël viole depuis des décennies maintenant, avec la complicité de fait des puissances occidentales, les résolutions les plus solennelles du conseil de Sécurité, l’Iran n’a aucun scrupule à biaiser pour arriver à ses fins avec le traité de non prolifération, traité signé en…1968 par l’ancien régime du Shah ! Pourquoi, lui, au nom d’un traité, devrait renoncer à un atout important dans le jeu diplomatique alors que les autres ne respectent rien !

Au temps de Bush, voilà sans doute quel était peu ou prou le raisonnement des Iraniens.

Avec Obama, les choses semblent avoir changé et rapidement. Avec Obama, les Iraniens ont quelque chance de pouvoir être réintégrés dans le concert des nations de la région. Ils ont quelque chance d’être admis à faire valoir leurs intérêts et points de vue autour des tables des diplomates. Et on a vu à Genève, il a suffi d’un Obama qui propose la négociation plutôt que la condamnation pour que l’Iranien accepte de discuter et accepte le retour des inspecteurs sur un site nucléaire.

Alors bombe ou pas bombe ?

Rien n’est encore joué. La partie est bien trop complexe, les enjeux bien trop importants pour que les choses se règlent vite, si elles se règlent.

Je l’avais déjà écrit. Il y  un « deal » à proposer aux Iraniens.

Les Iraniens ont besoin de la technologie occidentale qui leur est refusée. Les Iraniens ont besoin des investissements occidentaux qui  sont interdits par les Américains.

Les Iraniens ont besoin d’avoir des partenaires dans un Moyen-Orient dominé par les Américains et leurs amis arabes sunnites.

Les Occidentaux ont besoin des Iraniens. Pour modérer et éventuellement affaiblir le Hamas à Gaza et le Hesbollah au Liban. Pour aider à la stabilité en Afghanistan où les réseaux chiites alliés des Iraniens sont nombreux. Plus généralement, les Occidentaux ont besoin que ce grand pays de 70 millions d’habitants, riche de pétrole et de gaz, cesse d’être un  acteur dans la guerre menée par quelques réseaux d’Islamistes fondamentalistes.

Si ce qu’on appelle la communauté internationale, et surtout les États-Unis, proposent  réellement une paix acceptable par l’Iran, alors, oui, il renoncera à la bombe, mais sinon…

La pire des solutions avec ce pays est la menace, la sanction brutale, l’humiliation.

Quant au bombardement par les Israéliens, seuls des dirigeants irresponsables ont pu l’envisager. Il suffit de regarder une carte de la région pour comprendre à quel point ce serait catastrophique d’abord pour le Moyen-Orient, mais aussi pour nous !

Quelques navires coulés dans le détroit d’Ormuz et…

Henricles. 11 octobre 2009 

 

 

 

 

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Marie-Claude COPIN 14/10/2009 14:59


Bravo. Enfin un commentaire non partisan sur le nucléaire au Moyen-Orient. Cela fait du bien....


henricles 14/10/2009 17:51


Merci ça fait plaisir


DANIELLE SLUSZNIS 14/10/2009 07:26


BONJOUR

Je viens de lire ta réponse.

Certes, il y a eu engagement de la part de l'Iran.Mais que signifient les engagements des uns et des autres de nos jours?

Et puis, ce qui est vrai un jour peut devenir faux le lendemain.

Il ne faut pas croire que je soutienne des positions integristes quelles qu'elles soient; Bien contraire, je me bats bec et ongles contre toute forme de violence, de totalitarisme et
d'intolérance.Et savoir que l'Iran puisse posséder l'arme atomique ne me réjouit pas du tout. Mais les armes atomiques de toutes les puissances du monde, grandes ou moyennes, me laisse aussi
perplexe et angoissée. Que l'Iran dispose ou non de la bombe, celà ne changera strictement rien. Le Pakistan l'a déjà par exemple..... et pourtant??Pour le moment, seuls les Américains l'ont
utilisée. Mais n'importe quel cinglé pourrait recommencer qu'il doit Iranien ou autre.

Ton article du reste analyse fort bien toute la complexité du problème, beaucoup mieux que je ne saurais le faire!

Amitiés.


henricles 14/10/2009 11:42


Merci ! Plus on discute e tout cela plus on avance !


SLUSZNIS DANIELLE 13/10/2009 07:21


L'Iran est un grand pays, et a le droit de se défendre avec les armes dont disposent les grandes puissances. Pour le moment, l'arme nucléaire est devenue une arme dissuasive. Espérons qu'elle le
restera; Espérons qu'elle disparaitra tout simplement dans un avenir proche.

Ce n'est pas contre la bombe en Iran qu'il faut se mobiliser, mais contre le nucléaire dans son ensemble car il constitue une véritable menace pour notre planète.

Si j'étais Iranienne non intégriste, je n'accepterais certainement pas qu'on me laisse une pompe à vélo comme seule arme de défense, alors que les autres pointent leurs armes nucléaires dans ma
direction!


henricles 13/10/2009 08:52


Merci du commentaire.
On ne peut tout de même négliger que l'Iran a igné un traité par lequel il s'est engagé àne jamais avoir d'armes nucléaires
Amicalement