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Le blog politique et culturel de henricles

Le blog politique et culturel de henricles

C'est le blog de quelqu'un qui n'appartient à aucun parti politique mais qui pense que le simple citoyen peut s'emparer des questions politiques économiques et de société pour proposer ses réflexions etdonner son avis C'est également un blog littéraire et culturel où je place divers récits et oeuvres qui me concernent et ont un intérêt. notamment des récits de voyage et des tableaux d'amies peintres

Discours de Ségolène Royal en mai 2012

Discours de Ségolène Royal élue présidente de la République avec

54, 7 % des suffrages exprimés.

Discours prononcé à Paris, place de la République et retransmis en direct par les chaînes publiques de radio et télévision. Des opérateurs le mettent en ligne sur le site Internet de la Présidence de la République.

 

Peuple de France, un jour nouveau se lève, pour notre pays, pour l’ensemble des citoyens et habitants de ce pays et c’est grâce à toi : du plus profond de mon cœur je t’en remercie ! Pour la première fois, en effet, dans l’histoire de la République, tu viens de porter une femme à la tête de l’État. Et cette femme est là, devant toi, comblée par cet honneur insigne, remplie d’émotion. Elle mesure la confiance que tu lui manifestes ainsi et, je le répète, en ressent une très vraie gratitude. Elle sait aussi la lourdeur de la tâche que tu lui confies et s’engage, ce soir, solennellement, à mobiliser toutes ses énergies pour s’en montrer digne et réussir, le mieux possible, à la place éminente qui est maintenant la sienne, à répondre aux aspirations profondes qui sont les tiennes, à plus de justice, plus d’égalité, plus de respect, plus de sécurité. Cela, elle ne le pourra qu’avec l’aide et la participation de chacune et chacun d’entre celles et ceux qui forment ce grand peuple de France.

Françaises et Français, nous avons devant nous, une tâche exaltante, mais difficile, difficile mais exaltante. Tous ensemble, citoyennes et citoyens français, quels que soient notre âge, notre origine, notre religion ou notre philosophie, notre profession et notre statut social, quels qu’aient été nos votes d’hier et d’avant-hier, je vous propose d’avancer ensemble sur la route qui mènera vers plus de liberté, plus d’égalité, plus de fraternité. Comme le disait François Mitterrand le 21 mai 1988, « sur le chantier de ces valeurs, toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop »

Plus de liberté !

Nous sommes tous le poète qui dit :

« Liberté,

« Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Eluard le poète le savait comme nous le savons tous et devons le transmettre à nos enfants : pour nous la Liberté est notre République, notre Patrie, le bien le plus précieux reçu en héritage de nos ancêtres de Juillet / août1789, de février 1848, de Novembre 1918, de Juin1944 !

Les libertés sont assurées chez nous depuis longtemps par la République. Avec vous je veillerai à ce qu’elles soient respectées par tous et pour tous.  

Veiller sur les libertés, cela demande d’avoir une Justice plus  indépendante, et plus efficace parce que mieux dotée. Nous nous y emploierons et le gouvernement en proposera les modalités au Parlement. Je m’engage ici à respecter l’indépendance des juges, de tous les juges et à ce que jamais le pouvoir exécutif n’intervienne pour étouffer une affaire.

Plus de  libertés, cela demande au chef de l’État de veiller particulièrement au respect de notre constitution.  Je m’engage à nommer  un gouvernement  dirigé par le Premier ministre, qui, comme le prescrit l’article 20 de la constitution, « détermine et conduit la politique de la nation » sans bien sûr que cette disposition forme obstacle aux responsabilités éminentes du chef de l’État lequel,  d’ailleurs, préside le conseil des ministres.

C’en sera fini de cette dérive de la  démocratie qui faisait quasiment  tout décider à l’Élysée entre le Président et ses conseillers.

Plus de libertés, c’est permettre au Parlement d’exercer pleinement son rôle de pouvoir législatif. Dans une vraie démocratie, on ne peut avoir un Parlement qui ne soit qu’une chambre d’enregistrement des décisions prises par le pouvoir exécutif. S’il est souhaitable que la Présidente et le gouvernement puissent s’appuyer sur une majorité stable et fidèle, il est aussi important que le pouvoir exécutif laisse la représentation nationale exercer – et donc assumer - toutes ses responsabilités.

Plus de libertés, c’est assurer la pleine indépendance de la Presse et des medias. Veiller à ce que soit maintenue vivante, une presse indépendante des grands groupes financiers. Décider que les directeurs de chaînes de TV ou radios soient nommés par une autorité indépendante du pouvoir exécutif comme des groupes de pression. Garantir aux journalistes leur droit à maintenir le secret de leurs sources dans la mesure où la sécurité de l’État n’est pas menacée.

Plus de libertés, c’est une police soucieuse du respect de tous les habitants de ce pays, Français comme étrangers, quels que soient leur âge, leur quartier, la couleur de leur peau ou leur origine. Mais cela demande de leur part à tous, qu’ils soient respectueux de la police, de ces agents qui ont la tâche difficile d’assurer notre sécurité. Et nous n’aurons pas d’indulgence pour ceux qui cherchent à dresser des habitants de certains quartiers contre les forces de l’ordre parce que, comme l’écrivait le poète Ch. Péguy, « L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude. » Parce que la première des libertés est la sécurité, le droit d’aller et venir à toute heure, en tous lieux, homme, femme, jeune  ou âgé, librement, sans crainte.

Plus de liberté syndicale aussi : il n’est pas normal que dans notre pays certaines entreprises petites ou grandes s’opposent encore à l’implantation de syndicats de salariés qui ont pour vocation première la représentation de leurs camarades. A charge pour ces syndicats d’avoir, une attitude de responsabilité et de tenir compte des exigences propres à la vie d’une entreprise.

Et je n’aurai garde d’oublier la laïcité et son corollaire, la liberté religieuse, socles de notre république. Beaucoup d’entre nos citoyens ne se reconnaissent plus dans telle ou telle religion et affirment leur incroyance ou leur indifférence : il ne faut pas que la liberté religieuse, nécessaire, vienne heurter leurs convictions laïques. Notre république est une république laïque.

Cela dit, Chrétiens, Musulmans, Juifs, Bouddhistes, Animistes, tous ont droit  à exercer librement leur religion et à ce qu’elle soit respectée. J’y veillerai. Nul citoyen ne doit se sentir citoyen de seconde zone parce qu’il pratiquerait telle ou telle religion.

Mais il est de notre devoir impérieux  d’exiger qu’aucune  pratique religieuse, publique ou même privée n’aille à l’encontre des Droits de l’Homme et des lois de la République.  Au nom de certaines traditions on voit des pratiques de discrimination à l’égard des femmes ou pire, des violences exercées. Je le dis ici, en tant que femme et en tant que présidente, cela ne sera jamais toléré.  Enfin nous ne pourrons accepter non plus  que des lieux de culte deviennent des foyers de propagande anti française ou, pire encore, des lieux d’incitation à la haine ou à la violence contre la nation ou ses alliés.

Plus de liberté également pour les entreprises et les entrepreneurs. Oui, je veux dire fortement que nous avons besoin d’entreprises et entrepreneurs plus  libres. Les richesses, les biens que nous consommons, les services dont nous avons besoin,  les emplois, sont d’abord créés dans ces millions d’entreprises grandes, moyennes ou petites et celles-ci ne se multiplieront, ne se développeront que si leurs initiatives, leur innovations, leurs gestion sont encouragées et non bridées par les services de l’État et l’ensemble des Administrations. Que l’entrepreneur soit libéré du carcan  que lui impose trop souvent une bureaucratie qui a empilé sans jamais en supprimer, lois, règles, directives, circulaires, contrôles de toutes sortes. Il faudra peu à peu modifier aussi nos comportements d’agents de l’État ou des collectivités  et à côté du rôle nécessaire de contrôleur ou inspecteur, endosser celui de facilitateur, de conseiller, y compris pour les agents du fisc et les inspecteurs du travail. C’est là une petite  révolution à accomplir de la part des personnels des services publics.  Je sais que la grande majorité des fonctionnaires en est capable pour peu que l’exemple  leur en soit donné par leur hiérarchie.  Et à cette condition, l’État pourra alors exiger des entreprises qu’elles soient respectueuses de leurs salariés, du Droit du travail, qu’elles cherchent, au-delà du profit légitime, à jouer pleinement les rôles qui sont aussi les leurs : améliorer la condition de travail  de leurs  salariés et les associer le plus possible à la marche de l’entreprise , enrichir les tâches, participer aux grandes causes nationales comme celles de l’intégration des jeunes et enfin, contribuer à l’effort de développement durable et de respect de l’environnement.  

Plus d’égalité.

C’est tout aussi important. C’est le premier article de la Déclaration des Droits de 1789. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en Droit ». Et c’est une des caractéristiques essentielles des régimes démocratiques que tous les citoyens y soient égaux devant la Loi. Il n’y a pas à distinguer entre les citoyens français selon leur origine ou l’ancienneté de leur citoyenneté.  Que nous venions des départements ou territoires d’outre-mer, que nos parents ou ancêtres soient venus du Maghreb ou d’Indochine, d’Afrique noire ou de Madagascar, de toute autre ancien territoire français dans le monde, que nous, nos parents ou grands parents ayons émigré d’Italie, d’Espagne, de Pologne, du Portugal ou d’un autre pays européen, que nous soyons  Rom, Tzigane, originaires d’Amérique du Nord, du Centre ou du Sud, d’Océanie ou d’Asie, que nous soyons citoyens de ce pays depuis des générations, à partir du moment où nous sommes citoyens français, nous avons tous les mêmes droits, à égalité. Cette égalité devant la loi implique que nous avons aussi tous, les mêmes devoirs, notamment celui de respecter les lois de notre pays.

Plus d’égalité, cela demande de favoriser l’égalité des chances. L’objectif n’est pas l’égalité complète, laquelle n’est pas souhaitable.  La vie et ses aléas engendrent toutes sortes d’inégalités. Et l’égalitarisme, le nivellement, sont des chimères nuisibles et détestables. Par contre nous avons pour mission de donner le maximum de chances à tous. Ne  laisser personne sur le bord de la route.

Et dès ce soir je voudrais ici, dire que nous avons une mission prioritaire : celle de mettre fin à cette désespérance, cette déshérence de certaines banlieues, de ce qu’on appelle les « quartiers difficiles ». Oui, ils sont difficiles pour tous ces jeunes qui y habitent,  sans diplôme, sans emploi, sans perspective d’insertion sociale. Ils sont difficiles pour beaucoup d’adultes leurs parents, qui connaissent le chômage, les obstacles à leur pleine intégration parce que souvent, à cause de la couleur de leur peau, à cause de leur origine, à cause de leur seule adresse postale même parfois, ils ont l’impression d’être rejetés, méprisés, voués aux situations précaires et instables. C’est vrai, une minorité parmi ces jeunes adolescents ou jeunes adultes, croit trouver dans le rejet des institutions, parfois le rejet de leur pays, la France, de sa langue, de sa culture, une façon de se forger une identité et de vivre ainsi une solidarité de groupe minoritaire et protestataire et de se refermer sur une communauté religieuse ou autre. D’autres, parfois les mêmes, sont installés dans une petite délinquance, des petits trafics, substituts aux revenus qu’ils n’ont pas par l’emploi et de petite, la délinquance devient vite grande et grave et ce n’est que par euphémisme qu’on parle d’incivilités !  Et enfin il y a les quelques individus égarés, manipulés par des extrémistes dangereux qui pensent que la lutte violente contre notre civilisation au nom d’une prétendue exigence religieuse, leur apportera le Salut ! Et de ce fait, ces quartiers sont difficiles aussi pour beaucoup des salariés des institutions qui y travaillent et d’abord pour des forces de l’ordre choisies comme  premières cibles !

 Je voudrais dire aujourd’hui à ces jeunes et à leurs parents qu’ils sont des citoyens comme les autres, avec les mêmes droits que les autres. Droit à l’emploi, au logement, à un revenu décent, droit à la dignité et au respect. Mais je l’ai déjà dit, chaque droit implique le devoir de respecter les droits des autres ! Et la présidente n’a pas de baguette magique pour résoudre les difficultés que vous éprouvez et n’a pas les moyens de procurer à chacun demain l’emploi stable et le revenu qu’il mérite. Mais je pense qu’ensemble nous y arriverons parce que nous n’avons pas le droit de renoncer.

Oui,  je voudrais que nous décidions de faire une grande cause nationale de la lutte contre le chômage des jeunes, et de l’intégration de tous, particulièrement de  ceux des quartiers dits difficiles.

 Nous ne pouvons pas laisser se maintenir des zones entières de nos villes, des groupes nombreux de nos concitoyens, à l’écart, en marge. Ces jeunes sont une partie de l’avenir de notre pays et il nous faut faire les efforts considérables pour qu’ils se sentent intégrés, estimés au même titre que les autres. Et seule, je ne pourrai rien. Il faut que dès maintenant, dans le pays tout entier, ce problème soit considéré comme un des plus importants à résoudre. Il y faudra de l’argent, un argent, hélas difficile à trouver vu l’état dramatique des finances publiques, mais l’argent ne servira à rien s’il n’y a pas volonté ferme des administrations et de leurs fonctionnaires, des associations diverses, de toutes les institutions aux premiers rangs desquelles je place et la Police et l’Éducation nationale, mais aussi les employeurs, de s’atteler à cette tâche sans laquelle la cohésion de notre société est menacée, oui, notre cohésion nationale est menacée. Et je sais aussi que sans les collectivités locales, les maires et élus, rien ne sera possible et que nous devons et pouvons compter sur eux, eux qui sont à la fois les plus sollicités et les mieux à même de proposer les solutions.  

Plus d’égalité, c’est bien sûr, refuser que se creuse l’écart entre ceux qui ont tout et ceux qui manquent de tout. Combler un peu ce fossé entre les minorités des privilégiés de l’argent et les 10 ou 12 % de ceux qui  n’ont que le minimum, s’ils l’ont ! Il ne s’agit pas de montrer du doigt et de dépouiller du juste fruit de leur travail, de leurs compétences, de leurs initiatives, de leur inventivité, ceux qui ont réussi et obtenu des revenus confortables et un patrimoine qu’ils veulent transmettre à leurs enfants. Gagner de l’argent, beaucoup d’argent même est bien et quelquefois un signe de succès dans ses entreprises : c’est souvent le résultat de l’effort et du travail, de la prise de risque. Je l’ai déjà dit plus haut, ces entreprises créent la richesse, assurent le niveau de vie et l’emploi. L’État ne saurait être un État niveleur et prédateur.

Mais il y a dans notre pays, depuis quelques années, des écarts de rémunérations et de richesses, scandaleux au regard de la pauvreté de beaucoup. Lorsque, par exemple, certains  gagnent 150 ou 200 fois le SMIC, c’est incompréhensible et inacceptable pour les millions de ceux qui ne trouvent que de petits revenus à cause du chômage ou d’emplois précaires. Nous devons donc mettre fin aux inégalités les plus choquantes. Et je souhaite que le premier gouvernement que je nommerai, propose avec le Parlement une grande réforme fiscale moderne et juste et réfléchisse aux moyens d’une meilleure répartition des revenus dans ce pays sans dépouiller quiconque du fruit mérité de ses entreprises.

Plus de fraternité.

C’est certainement le plus difficile, d’autant plus que personne ne peut ordonner une fraternité qui ne se décrète pas !

Mais c’est peut-être, dans la société où nous sommes, le plus nécessaire ! La fraternité, avec la liberté et l’égalité, a été adoptée comme symbole officiel au début de la III° République et c’est en 1880  qu’il a été décidé d’inscrire cette devise nationale au fronton des édifices publics.

En l’An III de la Révolution, en 1795, dans une nouvelle constitution, les représentants de la Nation ont tenu à inscrire la Fraternité. Et ils l’ont définie ainsi :

« Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fît, faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir »

Quelle belle formulation !

 Je vois déjà les esprits forts qui ricanent sous le prétexte que tout cela serait d’une grande naïveté et une quête vaine !

En effet, nous n’avons pas à nous bercer d’illusions, c’est sûr. Mais est-ce pour cela qu’il faudrait prendre définitivement son parti d’une société où depuis trop d’années, à cause de la globalisation, certes, mais aussi de renoncement et d’applications de méthodes étrangères à nos traditions françaises et européennes, nous n’avons valorisé que le marché, la  compétition, la concurrence, le recherche de la seule réussite financière et du profit maximum ? 

Ne pouvons-nous pas tenter de renforcer les liens de coopération plutôt que ceux de compétition ? Après tout n’est-ce pas cela qu’il y a dans le beau mot de « socialisme » ?

 Développer la réussite  collective plutôt que la performance individuelle ?

Il n’y a pas de réussite dans le domaine scientifique, médical, industriel, sportif qui ne soit le résultat du travail d’une équipe et le manager le plus efficace est bien celui qui réussit à mobiliser les énergies de tous ceux qui travaillent dans son entreprise. Loin d’être une naïveté, la recherche de la fraternité est une nécessité de façon à renforcer la cohésion  sociale, et mettre de la confiance, un peu de douceur, dans les rapports sociaux. Et notre société en sera par là même plus efficiente

 Non, ne nous résignons pas à ce que  l’homme soit  un loup pour l’homme.

Ce désir de plus de Fraternité ne doit pas se limiter à notre pays. La France ne se veut l’ennemi d’aucun peuple, d’aucun pays. Et nous œuvrerons toujours pour garantir la paix et la concorde entre les nations et les peuples.

 Nous Français ne serons nous-mêmes que si nous sommes ouverts au reste du monde.

Certes, il ne nous est pas possible de recevoir dignement sur notre territoire et d’y intégrer tous ceux que la faim, la misère, poussent vers nos rivages en provenance d’Afrique ou d’ailleurs. L’immigration doit bien sûr être contrôlée et limitée ; les mesures à prendre sont de la responsabilité de l’Europe unie et nous les appliquerons. Mais nous devons recevoir avec générosité ceux qui fuient les régimes de dictatures et d’oppression. Nous devons accueillir fraternellement ceux que nous autorisons à s’installer chez nous et les aider à s’intégrer. Et en même temps exiger d’eux l’effort d’apprentissage de la langue, d’insertion sociale et culturelle dans cette société qui les reçoit  et avant tout, exiger le respect de nos lois.

Je veux m’adresser particulièrement à nos plus proches voisins et amis et à tous nos partenaires européens. Nous voulons avancer vers une Europe plus unie et la France prendra bientôt des initiatives pour que cette Union Européenne soit plus intégrée. En effet, ce monde globalisé est un monde plein de promesses d’unité et de progrès,  mais il est aussi un monde dangereux et instable. Les foyers de tension, de guerres, de troubles y sont hélas très nombreux. Il est nécessaire que nous Européens marchions à grands pas vers des États-Unis d’Europe sans quoi chacun de nos pays n’aura plus le poids suffisant pour  promouvoir et faire respecter nos valeurs et nos modes de vie.  Et dans cette recherche ardente d’une  Union renforcée, la France, par ma voix, s’engage ce soir à rechercher sans arrogance,  avec chacun de ses partenaires, non pas son seul intérêt national  mais notre intérêt commun d’Européens unis.

Fidèles à nos alliances, nous agirons pour que ce XXI° siècle soit siècle de paix entre les puissances et les peuples, siècle d’une  croissance économique compatible avec les équilibres de la biosphère, siècle où les relations économiques internationales, malgré l’âpreté des concurrences entre pays  et entreprises, ne forment pas obstacle au développement des régions du monde où  trop de gens encore  ont faim, ne peuvent être soignés ni logés dignement et connaissent des situations inhumaines.

Liberté, égalité et fraternité ici, en France, ici, en Europe, mais aussi partout et pour tous, c’est un rêve. Mais c’est à nous d’agir pour tenter d’inscrire ce rêve dans la dure réalité du monde.

Peuple de France, ensemble maintenant, chantons notre hymne, cet hymne qui est pour nous et pour beaucoup dans le monde, le chant de la Liberté

Allons, enfants de la Patrie, le jour de Gloire est…etc. »

Henricles.  Octobre 2010.

 

 

 

 

 

 

 


   

 

 

 

 

 

 

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pierre 01/11/2010 19:56


encore eut il fallu que ca soit elle qui soit désignée,non.


Monie 06/10/2010 11:12


Henricles, tu me fais rêver... Après t'avoir lu, je suis sur un petit nuage !...
C'est effectivement un beau discours de Présidente fraîchement élue ou peut-être aussi de présidentiable en campagne, car le ton, d'une sincérité absolue, va droit au coeur et réjouit l'esprit,
entraînant inévitablement l'adhésion. Ce qui est fort, c'est le refus de toute complaisance, de tout angélisme, l'insistance sur le dogme des droits et des devoirs, comme sur celui du respect (La
République du Respect si chère à Ségolène). Et puis, ce n'est pas une discours "petit pied" , il regarde sans crainte au-delà, vers l'Europe (les Etats-Unis d'Europe) et vers le Monde.
Même si ce n'est que du rêve, merci, Henricles, de nous avoir offert ce matin, dans une ambiance nationale si morose, voire parfois écoeurante,ce délicieux moment de fiction !


henricles 06/10/2010 12:10



Et merci à toi  de cet enhgousiame ! Tu as remarqué comme moi, je suppose que Ségolène fait quelques petits pas, de temps en temps vers sa candidature !


Bises