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Le blog politique et culturel de henricles

Le blog politique et culturel de henricles

C'est le blog de quelqu'un qui n'appartient à aucun parti politique mais qui pense que le simple citoyen peut s'emparer des questions politiques économiques et de société pour proposer ses réflexions etdonner son avis C'est également un blog littéraire et culturel où je place divers récits et oeuvres qui me concernent et ont un intérêt. notamment des récits de voyage et des tableaux d'amies peintres

Questions aux lecteurs et lectrices de ce blog

Puisque je vous fais très souvent part de mes réflexions et analyses, cette fois, je fais appel à vos lumières et plus vous serez nombreux à m’éclairer, plus la lumière sera vive qui permettra de voir sinon la solution au problème posé, ni même les solutions, mais un commencement de réponse à ces questions importantes.

L’autre jour, dans mon quotidien préféré, je lisais deux articles importants sur l’industrie automobile. Le premier était une interview du nouveau patron du groupe Peugeot qui se félicitait de l’amélioration rapide de la situation de son entreprise. Le second était un article d’un journaliste qui expliquait que les trois grands constructeurs allemands, Mercedes, BMW et VW entamaient, nonobstant leur réussite actuelle, un important processus de réduction de leurs coûts. Soit !

De quoi croyez-vous qu’ils parlaient ? De nouveaux modèles ? Des grands progrès en cours pour limiter la consommation ou développer la voiture hybride ou électrique et réduire les émissions de gaz à effet de serre ? De la recherche sur les véhicules de demain, tous les autobus, minibus, utilitaires, de toutes tailles et aménagements propres à répondre à la nécessité absolue de multiplier les transports en commun et le covoiturage ?

Oh ! Que non ! Dans ces articles, on ne parlait que de « marge » à faire passer de 2% à 6%, de bénéfice, de finance ! On ne parlait pas du tout de voiture ou camions ! Il se serait agi ici d’entreprises de produits alimentaires, de fabricants de vêtements ou de firmes de distribution, c’eût été le même discours !

La finance, l’obsession de la marge à dégager ! Voilà la préoccupation première de ces dirigeants ! La seule même semble-t-il

Je sais, je sais, vous allez me dire c’est normal, ils ont des actionnaires, et s’ils ne dégagent pas la marge la meilleure, leurs actions vont baisser et les investisseurs, les fonds financiers, les actionnaires vont se retirer etc. etc. et les dirigeants courront alors le risque d’être remerciés et remplacés ! Bref, c’est le capitalisme ! Et de plus ils parlaient du redressement ou du maintien de la santé de leurs groupes.

Je sais, je sais…Pardonnez-moi mais depuis des lustres, des siècles, on vit dans le « capitalisme » (depuis le tournant des XV° et XVI° siècles ?) et pendant le XX° siècle, notamment entre 1945 et 1980, le « capitalisme » était bien là, nos sociétés ont prospéré, l’Europe a réparé les désastres économiques et sociaux de la guerre mondiale, de même que le Japon ; la Corée du Sud, par exemple, ruinée par la guerre qui a vu la partition du pays, autrefois sous développée, est devenue un pays riche. Et à cette époque, les grands industriels, avaient d’autres préoccupations. Ils raisonnaient en industriels. Certes ils étaient soucieux aussi de dégager du profit. Une entreprise qui ne dégage pas de bénéfice est, à terme, condamnée. Mais leur préoccupation principale était de produire, les biens de meilleure qualité, d’innover, de chercher à faire fabriquer au prix le plus intéressant les biens que les clients potentiels demanderaient et de les vendre. Le financement des investissements venait selon les moments et les firmes, soit de l’autofinancement, soit des banques dites d’affaires soit, mais ce n’était pas le plus fréquent, des marchés sur lesquels les entreprises émettaient des obligations (ou des actions en cas d’augmentation jugée nécessaire du capital).

A cette époque, les réflexions sur l’entreprise, tournaient autour du problème de la répartition des profits, de l’intéressement des salariés, de l’association des salariés et de leurs représentants à la gestion, de la nécessaire innovation technique. On n’oubliait pas non plus de noter qu’une entreprise importante a un rôle dit « sociétal », c’est-à-dire que sur une zone géographique, par ses embauches, ses fournisseurs, ses implantations de bureaux et usines, elle a une influence qui lui donne des responsabilités devant les citoyens, donc les pouvoirs publics locaux ou nationaux.

A cette époque, avant la déréglementation à outrance de la finance, (années 80 / 90) sous l’influence des tenants du « tout marché » celle-ci était soumise à de nombreuses lois nationales, les capitaux ne circulaient pas librement comme aujourd’hui où il suffit de quelques clics d’ordinateurs, pour déplacer des millions d’Euros, d’une place à une autre. A cette époque, il eût été inconcevable qu’un fonds financier qui n’a d’autre fonction sociale et économique que la spéculation pure pour faire du « cash », tente de mettre un État à genoux ; il eût donc été impossible qu’un tribunal américain juge souverainement entre l’Argentine et ce fonds financier « veau d’or » devenu « vautour » !

Selon moi, cette situation extrêmement grave, est une des conséquences lointaines des 70 années de communisme totalitaire. Pourquoi ? L’échec patent du collectivisme et du dirigisme, la catastrophe où a mené le socialisme étatiste de l’URSS, de la Chine, de l’Europe de l’Est et des autres, expliquent qu’on ait voulu en finir une fois pour toutes avec les lois, règlements, interventions multiples des États de façon à libérer enfin les forces productives des investisseurs, entrepreneurs et innovateurs. Et on a pris le chemin exactement opposé

Et on a ainsi laissé les financiers et capitalistes, à force d’abattre les lois et règles auxquelles ils devaient se soumettre, devenir presque les maîtres du monde. Et ces financiers n’ont qu’un but, un objectif : gagner le maximum d’argent.

Alors, une entreprise, une usine, une équipe de managers, un service bourré d’ingénieurs de haut niveau, des machines-outils performantes, des ouvriers très qualifiés et productifs, ne sont plus rien d’autre pour les financiers et banquiers au pouvoir, que des moyens de faire du cash, « produire de la valeur » comme ils disent c’est-à-dire, avoir des actions qui montent en bourse et recevoir des dividendes importants.

Il n’y a plus de projet industriel, il n’y a plus qu’un projet financier : dégager la marge la meilleure, si possible supérieure à celle que dégagent les concurrents.

Les dirigeants politiques du monde occidental dominant, ont servilement et honteusement suivi les États-Unis d’Amérique vainqueurs de la guerre froide, thuriféraires du « tout marché » et ont laissé régner une finance débridée ! L’Europe Unie ou prétendue telle, n’a pas cherché, bien au contraire, à s’opposer aux volontés dominatrices de Wall Street et de la City. Et avec le Royaume-Uni dans l’Union, le loup de la City est au cœur de la bergerie

Mais dans le même temps, les industriels des PME, les commerçants, les entreprises modestes de service divers, les petits entrepreneurs, les créateurs d’entreprises demeurent soumis à des milliers de pages de lois, règlements, arrêtés, qui les entravent et les découragent ! La liberté totale, oui mais seulement pour la finance et les banques « too big to fail » trop grosses pour qu’on les laisse tomber en faillite !

Alors ma question, chers amis lecteurs est la suivante : Quel moyen avons-nous aujourd’hui, en France, en Europe, d’espérer qu’un jour on revienne à la raison et réintroduise des règles et lois qui encadrent les marché financiers, qui empêchent cette finance mondialisée, armée de ses logiciels et ses programmes informatiques robots, mettre nos usines, nos installations industrielles, nos salariés, ingénieurs, techniciens, ouvriers, cadres et chercheurs au seul service de la valeur des actions en bourse ?

Je ne sais quelles règles il faudrait réintroduire, inventer pour cela. Je ne suis pas spécialiste de la finance et de la banque loin de là ! Mais je sais qu’il n’est plus possible de laisser faire.

Il y a une personne, parfaitement à l’aise dans le monde des dirigeants qui comptent aux USA, qui ne peut en rien être soupçonnée de je ne sais quel aventurisme de gauche, de je ne sais quelle complaisance envers le dirigisme ou le socialisme, qui est un bel exemple de réussite et d’insertion dans le monde des plus hauts dirigeants du monde occidental, j’ai nommé Christine Lagarde la directrice générale du FMI ! Savez-vous ce qu’elle a déclaré le 27 mai 2014 à Londres, elle, l’ancienne ministre de Sarko. ? Lisez ci-dessous des extraits du discours et vous comprendrez à quel point la situation est grave et qu’il faut que nous trouvions les moyens de mettre rapidement en cage et une cage solide, l’ogre de la finance mondialisée déchaînée puisque. Puisque même elle s’inquiète de l’évolution d’un système qu’elle chérit et qui l’a comblée et dont elle craint qu’il subisse une nouvelle crise terrible à cause de la finance et des rapaces qui s’y enrichissent honteusement !

« la réforme bancaire est loin d’être achevée. Elle est entravée par une « vive opposition du secteur » et par une certaine lassitude qui risque de s’installer à ce stade du processus », a tempêté la directrice générale du FMI Christine Lagarde.

Et elle a continué :

« le comportement du secteur financier n’a pas fondamentalement changé (…) depuis la crise. L’industrie attache toujours plus d’importance au profit à court terme plutôt qu’à la prudence de long terme, aux bonus actuel plutôt qu’à leur relation de demain avec leurs clients.

Et enfin cette dangereuse gauchiste a conclu :

« Depuis 1980, les 1% des personnes les plus riches ont accru leur part des revenus dans 24 pays sur 26 où nous disposons de statistiques », a-t-elle souligné. Et de rappeler que les 85 personnes les plus riches au monde détiennent autant de richesses que 3,5 milliards d’individus parmi les plus pauvres. Une plus grande concentration des richesses dans les mains de quelques-uns pourrait saper les principes de la méritocratie et de la démocratie. Il est donc temps de s’atteler à la tâche de réduire les inégalités extrêmes, selon elle. Sinon, une nouvelle déstabilisation de l’économie mondiale est à craindre.


Alors amis lecteurs, j’attends, vos idées, vos réponses, vos propositions.

Et n’oubliez pas, c’est maintenant qu’il faut agir, sans attendre.

Henricles 4 août 2014 (Croyez-vous que ce jour ait été choisi par hasard pour publier cet article ? Il y a 225 ans, dans la nuit n’est-ce pas…

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Devine 05/08/2014 10:21

Et qu'a proposé Mme Lagarde comme solution, ou, tout au moins, comme moyens efficaces pour arriver à une solution?

henricles 05/08/2014 14:42

RIEN à ma connaissance sinon qu'il faut réformer le système bancaire et financier ce qui est très vague !
Merci de votre commentaire