Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 22:07

I « On peut parler à juste titre de lutte contre un système économique (qui veut) assurer la primauté absolue du capital, de la propriété des instruments de production et de la terre sur la liberté et la dignité du travail de l’homme »

F.Hollande ?

Mélenchon ?

M. Le Pen ?

Karl Marx ?

Autre ? Qui ?

II. « Je n’y vois… rien d’autre qu’une sorte de conspiration des riches qui usurpent le nom et l’autorité de l’État pour traiter leurs propres affaires : ils accumulent et inventent toutes sortes de manœuvres et de procédés, d’abord pour garder…les biens qu’ils ont acquis par des moyens injustes ; ensuite pour payer le moins possible la main d’œuvre. Il suffit que les riches aient décrété… qu’il fallait se soumettre …à leurs machinations…au nom du bien public pour qu’elles se transforment en lois »

J-L Mélenchon ?

N. Artaud ?

Eva Joly ?

Autre ? Qui ?

III. « Non, la politique n’est pas condamnée à n’être que cette profession supplétive chargée de déréguler tout ce qui fait obstacle à la voracité d’un marché tout puissant, de faciliter toujours plus la vie des possédants et de mettre au pas les laissés pour compte… »

Bayrou ?

Hollande ?

Sarkozy ?

Autre ? Qui ?

IV. «  xxx construit pierre après pierre une synthèse originale…un nouvel alliage…novateur et offensif…en rapport avec les besoins profonds de la société française. Voilà pourquoi la rénovation de la gauche passe par la nouvelle donne de xxx.

De qui parle-t-on là ? Qui a dit ou écrit cela ?

V. « L’État a le devoir d’assurer la défense et la protection des biens collectifs que sont le milieu naturel et le milieu humain dont la sauvegarde ne peut être obtenue par les seuls mécanismes du marché… les mécanismes du marché comportent le risque d’une « idolâtrie » du marché qui ignore…des biens qui par leur nature ne sont et ne peuvent être de simples marchandises »

1) E. Joly ?

2) F. Bayrou ?

3) F. Hollande ?

4) Autre ? Qui ?

 

Cherchez la réponse. Proposez-en une dans un commentaire au bas de la page. Je publierai les réponses exactes avec les références et autres compléments dans quelques jours.

Henricles

Par henricles - Publié dans : Politique-fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 21:28

Effectivement la campagne présidentielle est hallucinante de médiocrité. Et pourtant, suite à la prestation du candidat Hollande au  Bourget, on pourrait rapprocher celui-ci de Mitterrand en 81 ! Mais il sera capital, de toute première importance, qu’il articule son programme avec celui du parti socialiste. Pour cela il faut attendre qu’il l’ait finalisé. Effectivement je suis absolument d’accord avec bien des commentateurs : c’est super important, fondamental au niveau de la mobilisation des militants du parti. Au final, il faudra que les Socialistes le dispatchent dans tous les milieux, pas seulement sur Marseille sur Lyon et les autres grandes métropoles, mais aussi sur les banlieues qui sont un enjeu majeur pour contrer le vote en faveur du F.N.

La campagne présidentielle, en effet, est plutôt médiocre. Et pourtant, à la suite de la prestation du candidat Hollande l’autre jour au Bourget, on pourrait rapprocher celui-ci, de Mitterrand en 81. Mais il sera important, pour mobiliser les militants, que son programme soit cohérent avec celui du parti socialiste. Pour cela il faut attendre que F. Hollande ait achevé de le mettre au point. Je suis d’accord à ce sujet avec bien des commentateurs. Il faudra que les Socialistes le diffusent à Lyon comme à Marseille et les autres grandes métropoles mais aussi dans les banlieues. Celles-ci sont décisives pour contrer le vote en faveur du F.N.

Henricles s’amuse  24 janvier 2012

 

 

 

 

 

 

Par henricles - Publié dans : Politique-fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 12:04

   Le Pape Benoît XVI n’est pas beaucoup aimé ; humoristes et autres plumitifs ne se gênent pas pour le brocarder ! Est-ce  « politiquement correct » d’oser écrire ici qu’ Henricles est d’accord avec certains avertissements que le chef de l’église catholique a lancé solennellement plusieurs fois et qu’on rappelle ici. En voici ci-dessous une illustration

Benoît XVI s’est élevé vivement contre le « relativisme » généralisé qui consiste, je simplifie exagérément ici,  à manifester une tolérance morale et intellectuelle pour tout et n’importe quoi et affirmer que tout se vaut, tout peut être accepté dans l’ordre des valeurs et des croyances.

Henricles a pensé à cela lorsqu’il s’est, hélas, trois fois hélas, trouvé, ce jeudi 12 janvier, devant le journal télévisé de Canal Plus ! 

Ségolène Royal y faisait son grand « retour médiatique » après cette terrible épreuve que fut son échec à l’élection primaire socialiste. Elle est arrivée, élégante, belle, sûre d’elle, et on retrouvait aussitôt la battante qu’elle sait être. Et on a vite compris que si elle se mobilisait fortement pour la victoire du candidat du PS à l’élection présidentielle, elle se lançait dans cette campagne, armée de ses convictions, bien décidée à convaincre tout un chacun de la nécessité d’un changement en profondeur du fonctionnement de notre société malade ! Ségolène Royal ne se satisfera pas de petites réformettes cosmétiques.

Alors Henricles, pas content de ce journal télévisé qui t’a permis de retrouver celle que tu as tant et tant soutenue ? Pourquoi cet « hélas, trois fois hélas » ?

Je vais vous dire : j’aurais aimé que Ségolène fît un coup d’éclat, et une fois arrivée déclarât solennellement qu’elle refusait de rester sur le plateau de ce J.T. ! Je sais, c’est quasi impossible, mais, voici pourquoi.

Avant madame Royal, grande dame de la politique française, et de la politique telle qu’on la voudrait, c’est-à-dire au service des citoyens, digne, courageuse, les gens de Canal plus avaient osé, inviter et infliger à tous leurs téléspectateurs, un tenancier de maisons closes ! Un homme qui vit du commerce du corps des femmes, qui l’organise, le dirige et trouve cela  parfaitement normal !

Dites-moi, quelle société est devenue la nôtre, celle où à une des heures de plus grande écoute, à un moment aussi important de l’information que le JT du soir, on trouve NORMAL, de donner longuement la parole à un tenancier de maisons closes, à quelqu’un qui s’enrichit des pourcentages qu’il prend sur les « passes » de ces centaines de femmes qu’une chienne de vie a « contraintes » d’en arriver là, d’en arriver à s’offrir à tous les mâles en rut qui se succèdent sur leur corps pour en jouir un moment ! C’est son « métier » ! C’est un « chef d’entreprise » !

Invité au « Grand » (sic !) « Journal » de Canal plus exactement au même niveau, à la même place que 10 minutes après a occupé Madame Royal ! Allons donc ! Bientôt on invitera au J.T. des tueurs en série, des pédophiles reconnus, des tortionnaires sadiques et on les interrogera juste avant ou après le passage d’un grand écrivain connu ou d’un prix Nobel de physique ! Pourquoi non si « ça fait de l’audience » ?

Sois tolérant Henricles ! Tolérance ? « Il y a des maisons pour ça » disait Claudel ! 

Pardonnez-moi, madame Royal, mais Henricles n’ira plus vous entendre sur Canal Plus : vous méritez mieux !

Benoît XVI, a raison je persiste et signe : non au relativisme généralisé !

Notre société est gravement malade qui se vautre ainsi dans sa lie et l’expose sans vergogne !

Henricles 13 janvier 2012

Par henricles - Publié dans : Actuelle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 22:22

 

 1)  Régler le problème de la dette

Il est certain que c’est compliqué. Et je n’ai cessé de fustiger ces présidents et gouvernements qui nous ont mis dans une telle situation.

Cela dit, il ne faut pas être trop sévère : en effet, la dette est énorme aussi, hélas, dans la plupart des grands pays occidentaux, Allemagne comprise. Il y a donc un phénomène plus large qui dépasse chaque gouvernement. Je l’ai effleuré lorsque dans un de mes articles (Présidentielle : ce qu’on nous cache I et II) récents j’ai affirmé que nos sociétés s’appauvrissaient et non s’enrichissaient depuis environ vingt à vingt-cinq ans et je commençais à expliquer pourquoi. Et tout simplement, faute, soit de le comprendre, soit d’avoir le courage de l’avouer, on a financé partout par la dette les augmentations de pouvoir d’achat privées comme la croissance des dépenses publiques alors qu’on n’en avait pas les moyens ! Et certains acteurs sociaux ont très fortement accru leur richesse, bien au-delà des autres et surtout de ce qui était compatible avec le total des richesses produites chaque année.

Henricles a l’intention d’écrire un véritable ouvrage à ce sujet pour développer ce thème et d’autres…En aura-t-il le courage ?

Revenons à la dette.

Actuellement ce qui est grave, c’est l’impossibilité pour les Grecs, de payer ce qu’ils doivent à cause des taux d’intérêt exigés. Et la situation de l’Italie, du Portugal, de l’Espagne risque de devenir comparable si les taux d’intérêt montent même s’ils n’arrivent pas aux sommets (25% !) qu’ils ont atteints en Grèce. Dans ce cas-là, ces 3 pays seraient en défaut (quasi faillite) et ce défaut se transmettrait immédiatement à la France et même à l’Allemagne ! En effet, il provoquerait des faillites bancaires nombreuses parce que beaucoup de nos banques européennes ne seraient pas capables d’absorber la dévalorisation voire la disparition de leurs créances sur l’Italie, l’Espagne ou le Portugal. C’est le scénario de la catastrophe !  

Pourquoi de tels taux d’intérêt ? Pour une raison extrêmement simple : les investisseurs, ceux qui placent l’argent (ces fameux « marchés »), ont peur que les Grecs ne payent pas ce qu’ils doivent alors ils estiment qu’acheter de la dette grecque c’est prendre un risque et celui-ci n’est acceptable qu’en échange d’un profit attendu important. Plus il y a de risque plus le taux d’intérêt s’élève.

Voilà pour quoi « mutualiser » la dette des pays de l’Euro serait très efficace : en effet, un pays tout seul peut ne pas payer mais les 17 pays de la zone € représentent une puissance financière et économique crédible surtout si, en plus, la B.C.E. acceptait enfin de s’engager à être le payeur en dernier ressort comme l’a fait la banque centrale des États-Unis (la FED). Les investisseurs rassurés ne demanderaient alors que des taux faibles comme ceux demandés actuellement à la France ou l’Allemagne.

Avec des taux d’intérêt faibles, le service de la dette est supportable et on peut même envisager des mesures européennes qui permettraient d’alléger cette dette mutualisée. Lesquelles ? Il y en a plusieurs. D’abord établir enfin pour toute la zone Euro, cette fameuse taxe sur les transactions financières à court terme ! Certes cela ferait émigrer des capitaux vers la City, mais globalement la zone Euro est une telle puissance économique, la 1° ou 2° du monde, que les capitaux qui la quitteraient seraient minoritaires. Jamais la « city » ne va se passer des ressources potentielles d’une zone économique aussi puissante et riche que la zone Euro. Or, le produit de cette taxe pourrait servir à deux choses. Les ¾ ou la ½ serviraient à rembourser de la dette et le reste à financer un projet européen de grands travaux comme par exemple, le développement des entreprises de l’énergie solaire. Ce n’est qu’un exemple.

Pour diminuer la dette, on pourrait aussi, à l’échelle européenne, interdire aux multinationales et aux banques européennes, de localiser des filiales dans les « paradis fiscaux » et ainsi on recevrait le produit d’impôts qui aujourd’hui échappent au fisc. Et tous les produits de « récupération » de la fraude fiscale, seraient consacrés au désendettement. Enfin en France, pour désendetter l’État, on doit rétablir la dernière tranche de l’impôt sur le revenu supprimée par Chirac, rétablir les droits de succession supprimés ou diminués, augmenter l’impôt sur le revenu des catégories aisées [Sans doute à partir de 4500 € - ?- par individu dans un ménage, soit, 7250 € pour un couple sans enfant(en couple la deuxième personne compte pour une demi-part !) Avec ça, on peut vivre confortablement non ? Et payer un peu plus d’impôt !]. Et le produit de cet impôt servirait partiellement à désendetter et ensuite à lancer par exemple un grand programme d’économie d’énergie tel  que  l’isolation des bâtiments !

On ne peut ni ne doit répudier les dettes. Mais on peut diminuer le service de la dette grâce à la baisse du taux d’intérêt puisqu’avec la mutualisation européenne, la confiance reviendrait. Et on peut diminuer la dette progressivement.

Il est certain qu’il faudrait en plus, un gouvernement très courageux appuyé sur une majorité, elle aussi audacieuse pour s’attaquer enfin aux nombreuses dépenses publiques improductives. La commission Attali avait, par exemple proposé la suppression de l’échelon des départements. C’était maladroit, mais il faut réellement simplifier et alléger notre administration actuelle qui multiplie les « doublons » coûteux. Il y a également, dissimulés soigneusement dans le  maquis des fonctions publiques, des bureaux, des planques, des primes indues, des petits « droits acquis » injustifiés, qui coûtent cher et devraient être supprimés ce qui allègerait d’autant la dépense publique.  Mais qui en aura le courage ? Qui aura le courage de mettre un frein à la surconsommation médicale encouragée par l’ensemble du corps médical et des professions de santé ? Et cela explique en partie la dette sociale effrayante !

 

Croissance ou non.

Vous m’interpellez à propos de la croissance et pointez ce qui serait une contradiction : « je ne comprends pas comment on doit relancer la croissance tout en refusant d’augmenter la consommation »

En effet…c’est paradoxal. Personnellement je me garde bien de parler de « relance de la croissance » sans ajouter autre chose pour préciser. En effet, il y a croissance et croissance ! Augmenter la production à tout va de choses matérielles et mangeuses d’énergie et matières premières est selon moi irresponsable, nuisible : l’environnement, la biosphère ne le permettent plus. Mais il faut une croissance « verte » et collective, c’est-à-dire augmenter ce qui économise l’énergie et les produits primaires accroître les services collectifs plutôt que la consommation privée. Dans les exemples ci-dessus je propose qu’on consacre une partie de l’augmentation de la pression fiscale à des investissements dans l’isolation et l’énergie solaire !

Déclaration de DSK en Chine.

On pense ce qu’on veut sur le silence que devrait ou non, par pudeur, garder maintenant publiquement ce monsieur ! Mais je crains, hélas que son diagnostic soit le bon ! Ce qu’il a dit recouvre en partie ce que j’ai écrit dans mon article cité ci-dessus.

Déclaration de Hollande.

 Ce fameux « traité » prévu au sommet des 8 et 9 décembre, n‘a pas encore vu le jour, on ne sait pas ce qu’il va être et il faudra bien le ratifier : c’est le pouvoir législatif qui ratifie. Il n’est pas étonnant qu’un candidat de l’opposition s’affirme non engagé par un traité qui n’est que virtuel. Il est vrai que si ce traité était adopté et ratifié, il s’imposerait au nouveau président élu ! Mais on n’en est pas là !

« Que devient l’Europe…Je veux y croire, mais j’ai peur »

Malheureusement, cette Europe en voie d’unification depuis plus de 60 ans traverse la passe la plus difficile de son existence et est menacée ! Nous sommes inquiets. Seul espoir : d’une crise grave peut sortir un bien. De la tragédie 39 /45 est sortie la réconciliation franco-allemande ! Et on doit espérer que l’élection de 2012 porte au pouvoir chez nous un président vraiment européen (Hollande, Eva Joly, Bayrou sont de vrais Européens) !

Henricles 26 décembre 2011

 

 

Par henricles - Publié dans : Actuelle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 14:45


La zone Euro n’est pas sauvée ; loin de là !

 

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire nos dirigeants, président en tête, ils n’ont pas sauvé la zone Euro !

En fait, le président Sarkozy, et la chancelière sont prisonniers de leurs choix de départ. La chancelière a accepté que toute solution à tonalité un tant soit peu « fédérale » soit pour le moment écartée. La cour constitutionnelle de Karlsruhe a imposé des limites strictes à toute délégation de souveraineté et la chancelière n’a pas cherché à s’opposer, politiquement à ces décisions lorsqu’elles ont été prises.

Quant au président Sarkozy, au nom de la  « souveraineté nationale » il est quasiment sur les mêmes  positions.

Au nom de l’indépendance nationale, d’une prétendue « souveraineté nationale budgétaire » il n’accepte que des décisions prises entre les chefs d’État ou de gouvernement !Toute idée de confier la politique budgétaire et fiscale des pays de la zone Euro à une autorité politique commune qui devrait, bien évidemment, être élue, est écartée d’emblée et par Sarkozy et par Merkel.

Dites-moi, vous qui lisez cela, quelle souveraineté réelle avons-nous lorsque le premier ou second poste du budget de l’État est…le paiement des intérêts de la dette ? Lorsque le budget de l’État est placé sous la surveillance attentive des agences de notation…anglo-saxonnes ? Comme Henricles l’a déjà écrit récemment, cette souveraineté n’est que formelle. Mais vu qu’elle permet aux dirigeants de se faire valoir, de faire croire à leur importance, ils y sont attachés et s’en servent pour se donner l’image de ceux qui défendent notre « indépendance nationale » !

Et aussi bien madame Merkel que monsieur Sarkozy refusent ainsi les mesures qui pourraient rapidement et avec une quasi certitude, redonner confiance dans la solidité  et la stabilité de la zone Euro aux investisseurs, aux fameux « marchés ».

Qu’est-ce que ceux-ci attendent ?

Qu’il y ait bientôt une seule politique fiscale et budgétaire vu qu’il y a une seule monnaie ! C’est du b.a. ba pour tous les économistes un peu sérieux !

Q’une solidarité pleine soit instituée entre les pays de la zone de façon qu’en dernier ressort, les dettes de chacun des membres de la zone Euro soient honorées automatiquement par l’ensemble des pays qui composent cette zone monétaire ou leur banque centrale. Là aussi c’est presque du b.a. ba !

 Que les décisions pour affronter les difficultés soient prises rapidement, fermement, sans atermoiements ni contestation possible.

Cette simple énumération suffit à montrer que les discours de satisfaction de nos dirigeants, surtout de notre président, ne sont que propagande. Il se fait valoir et laisse croire que lui, le président Sarkozy, avec la chancelière, a courageusement pris les décisions propres à sauver la zone !

Ces trois conditions ne sont pas du tout remplies.

D’une part toutes les décisions doivent encore être concrétisées et acceptées par les 26 membres de l’Union européenne ! Déjà, certains États contestent les arrangements qu’ont pris les Allemands et Français. Déjà, en Allemagne, on conteste les mesures qui doivent permettre d’abonder le Mécanisme Européen de Solidarité ! Déjà, la Commission européenne s’interroge sur la conformité des décisions des 8/9 décembre aux traités précédents ! Déjà, les Britanniques, menacent de s’opposer à ce que les  institutions communautaires des 27 pays de l’Union jugent et sanctionnent en fonction d’un traité signé par seulement 26 pays ! Déjà, certains États parlent de referendum pour ratifier le traité qui devrait être en principe signé en…mars 2012 !

En conséquence, cette prétendue « nouvelle Europe » du président Sarkozy, n’existe que dans ses paroles de propagande et n’existera pas avant longtemps si elle  existe un jour !

Alors que se passe-t-il ?

 En fait, « les marchés » n’existent pas ! IL y a des investisseurs financiers, très divers, qui choisissent leurs placements en fonction de critères variés. Certains, il est vrai, sont contraints, par leurs statuts et règlements de tenir compte des évaluations des fameuses « agences de notation ». La grande majorité accorde une priorité à la sécurité de leurs placements : il n’est pas question de risquer d’acheter, d’obtenir des créances qui risquent de ne pas être honorées ! Cela va de soi !

Les investisseurs se comportent comme des moutons, c’est bien connu : si de gros investisseurs se détournent de certains placements, les autres vont les suivre ! D’où l’importance des agences de notation : leurs appréciations commandent les comportements des uns, puis alors d’autres et d’autres encore vont suivre !

Cela dit, aucun investisseur financier n’a intérêt à ce qui serait un effondrement de la zone Euro et à une crise financière et bancaire transmise au monde entier. Ils y perdraient tous et ce serait un saut dans l’inconnu, ce qu’ils détestent le plus !

Alors les investisseurs hésitent parfois. Après un « sommet » où il y a eu des déclarations fermes et un semblant d’accord à 2, puis 17, puis 26, les investisseurs se rassurent un peu, la confiance commence à revenir, les « taux d’intérêt » demandés se détendent. C’’est un mieux bien fragile ! Il suffit qu’apparaissent – et c’est vite apparu !- les premières difficultés de mise en œuvre des décisions, les premières critiques, aussitôt l’optimisme d’un jour laisse place à nouveau à la défiance, les taux d’intérêt remontent, les prêteurs redeviennent frileux.

Aucun citoyen des pays de l’Euro ne peut souhaiter l’échec de la politique du couple Merkel/Sarkozy, acceptée, en principe par les 26 ! Ce serait désastreux pour nos pays et peut-être même pour beaucoup d’autres dans le monde !

Mais hélas un succès est très peu probable tant on est éloigné des conditions propres à rétablir la confiance dans une zone monétaire dont les dirigeants refusent de prendre les mesures sans lesquelles aucune zone monétaire ne peut durer !

Comme dans le film « l’exercice de l’État » nos dirigeants préfèrent soigner leur image que défendre courageusement l’intérêt général !

Nous, citoyens sommes et serons  de moins en moins dupes.

Henricles. 16 décembre 2011

 

 

 

 

 

Par henricles - Publié dans : Actuelle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 18:38

A propos du film « L’exercice de l’État »

             Voilà un film dont on nous dit que le réalisateur a travaillé 8 ans à sa préparation, qu’il a interrogé de nombreux acteurs politiques de haut niveau, qu’il a été conseillé par des membres de cabinets ministériels, bref, un film qui serait crédible sur les « princes qui nous gouvernent » les faits et gestes quotidiens d’un ministre de la République et ses collaborateurs.

Il se trouve qu’Henricles a assisté à une projection suivie d’un débat auquel participaient le sénateur-maire de la ville et deux députés. L’un des deux, membre d’un cabinet ministériel au temps du gouvernement Jospin, malgré les quelques invraisemblances qu’il a notées dans le film, a confirmé l’essentiel de ce qu’on voit à travers ce film. Quant au sénateur-maire, il déplorait que ce film donne une trop mauvaise image de ses semblables

Henricles est sorti affligé, presque accablé de cette projection !

Si vous voulez vous persuader que les « politiques » se moquent de l’intérêt public, passent leur temps et leur énergie à se faire valoir, à chercher à soigner leur image, à se méfier de leurs « amis » politiques, à penser à leur carrière, à répondre toutes les deux minutes à des sollicitations diverses sur leurs portables et ne trouvent pas dix minutes pour simplement « réfléchir », allez voir ce film.

Si vous pensez que les politiques sont coupés des réalités quotidiennes que nous,  simples citoyens, vivons au jour le jour et utilisent les moyens de l’État mis à leur disposition, d’abord et surtout pour garantir leur carrière et défendre leur « image », alors, allez voir ce film.

De quoi vous éloigner définitivement des bureaux de vote, vous dégoûter de ces gens-là. Minables, derrière leur façade de « dévoués au bien public ». Tout simplement, oui, minables parce qu’ils manquent de courage et manifestent une  incapacité à résister à un système médiatique auquel ils sont asservis parce qu’ils  en sont les complices

En sortant du cinéma je pensais à ce cri lancé par des milliers d’Argentins, sur la place de Mai, au plus fort de la crise provoquée par l’impéritie de leurs politiciens : « Que se vayan todos » : « Qu’ils s’en aillent tous » ! Tellement ces citoyens étaient écœurés des politiciens incapables de s’entendre pour tenter de sortir l’Argentine du chaos où elle était plongée !

Le ministre des transports principal « héros », du film, passe son temps à se demander comment il va pouvoir préserver sa carrière et un poste ministériel si par hasard il n’accepte pas, pour rester fidèle à ses convictions, de « privatiser » les gares comme le président de la République le veut. Évidemment il accepte de procéder à cette opération qu’il désapprouve totalement et qu’il avait promis publiquement de ne jamais accepter !

Mais il n’y a pas que cela. Il y a surtout, tout au long du film, cette obsession de l’image, de la « communication », des medias. L’énergie et le temps passés sont consacrés à cela ! Ainsi on voit le ministre, se précipiter en hélicoptère, avec sa suite, pour se faire voir là où un accident de la route horrible (un car s’est renversé), a provoqué la mort de quelques jeunes. La présence du ministre, n’a évidemment aucune autre justification que de montrer aux familles des victimes et à l’opinion publique, que lui, est « sensible à la douleur des familles » ! Et il faut que le ministre parle immédiatement sur RTL ou Europe 1 !

L’exercice de l’État ! Non, si ce film montre à peu près la réalité, alors vous pouvez en être sûrs : ces gens-là ne s’occupent que marginalement de l’État ! Ils n’en ont pas le temps puisqu’ils s’occupent d’abord de « l’état » de leur carrière ! Et les indemnités que vous leur payez, les frais de fonctionnement de leurs cabinets, liés à leur ministère, servent à payer ce qu’il faut pour assurer leur accès ou leur maintien au pouvoir. A 90% !

Ils sont pris dans un système médiatique et électoral à court terme et ce qui est grave est qu’ils s’y conforment naturellement, comme si c’était inévitable ! Et je les entends déjà expliquer que ce n’est pas leur faute si le système est ce qu’il est ! C’est ça, continuez, justifiez-vous et vous compterez bientôt, en avril 2012, les voix d’une certaine Marine !

A Scy-Chazelles, près de Metz, on visite la maison de Robert Schuman ! Et on découvre alors quel était son genre de vie. Certes il était un homme d’exception ! Mais je pense que tous les Énarques et futurs ministres devraient aller visiter ce lieu et y méditer sur ce qu’est réellement  le service de l’État. Schuman, prenait le train de tout le monde lorsqu’il venait de Paris à Metz, n’utilisait pas de voiture officielle et montait seul, à pied jusque chez lui.

Mais lui, il servait l’État, pas son image !

Ce soir-là, au cinéma, ma seule consolation a été la suivante : lorsqu’en quelques mots j’ai dit dans la salle ce que je viens de développer ci-dessus, j’ai été applaudi spontanément par une partie de la salle !

Henricles. 14 Décembre 2011-

 

Par henricles - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 18:50


 

A Recife, à Salvador, à Rio, à Manaus, à Belo-Horizonte, les embouteillages sont chaque année plus pénibles et plus inextricables. Quelle que soit la ville, les habitants disent tous la même chose : le matin, à midi, le soir, la circulation est bloquée et on ne peut jamais savoir combien de temps on mettra pour arriver d’un point à un autre.

On n’échappe pas à ce trafic automobile polluant et fatigant même lorsqu’on est à Brasília ! Seul le voyage dans le Minas Gerais, vers les cités historiques et  l’arrivée à…Iguaçu permettent de respirer hors de la marée envahissante du tout automobile. Celle-ci est le résultat de l’enrichissement du pays et de l’ascension sociale de nombreux « pauvres » capables maintenant de s’acheter un véhicule. On me dit aussi que les marchands de meubles et d’électroménagers se réjouissent : leur chiffre d’affaires est en forte augmentation !

C’est sûr, depuis quelques années le Brésil est en croissance rapide.

On constate d’ailleurs que les prix de l’alimentation quotidienne se rapprochent peu à peu de ceux qui sont pratiqués chez nous. Certains biens, tels que Vêtements de qualité, automobiles, vins, sont souvent plus chers qu’en France.

Et pourtant le salaire minimum à 620 reais ne sera que de 622,73 Reais mensuels à partir de janvier soit environ  260 € ! 4 fois moins que chez nous alors que le PIB par habitant n’est que 3 fois inférieur

Et dans les rues, la misère est omniprésente pour peu qu’on y prête attention. Handicapés, mendiants, femmes édentées, personnes difformes, membres brisés ou tordus jamais réparés, corps squelettiques, ventres énormes ou maigreur impressionnante, yeux bigleux. Accumulation de tas d’ordures, de décombres, devantures éventrées, porteurs qui ploient sous les charges de vieux cartons. Certes, il n’y a pas que cela et les beaux bâtiments, les trottoirs bien décorés, les jardins grands, merveilleusement arborés, les immeubles à l’architecture la plus moderne, les  beaux magasins, les piétons bien habillés, femmes et hommes beaux comme des dieux, sont nombreux sinon la majorité dans l’espace public.

A Rio, une balade sur la colline de Santa Teresa permet d’apercevoir de nombreuses favelas, ces bidonvilles brésiliens qu’on a déjà aperçus à Recife, à Salvador comme à Belo Horizonte même si notre parcours a évité celles de Manaus. Quelques-uns de mes voyageurs tiennent – hélas - à photographier cette accumulation de misère matérielle, refuge souvent d’une misère morale encore plus grande. Mais pas toujours : les « favelados » savent parfois, davantage que les mieux lotis, s’organiser en communauté  de solidarité et partage qui leur permet de trouver une vraie joie de vivre malgré la précarité de leur conditions d’existence.

C’est clair, en tous cas, pour qui sait regarder, ce pays demeure encore pays pauvre, « pays du Sud ». Et le Brésil connaît un mode de développement où voiture, consommation ostentatoire, accumulation de biens matériels, comme aux États-Unis, comme chez nous, sont critères de réussite sociale. Jusqu’à quand ce type de développement sera-t-il soutenable ? Pendant que nous y étions, une nappe d’hydrocarbures a, une fois de plus, pollué l’océan au large de Rio : l’entreprise américaine « Chevron » en est responsable et on la soupçonne - ?- d’avoir cherché clandestinement à atteindre la riche couche d’hydrocarbures découverte il y a peu, enfouie à des milliers de mètres de profondeur. En tous cas, qu’arrivera-t-il lorsque la Petrobras s’attaquera à l’exploitation de cette richesse sous-marine ? Et qu’arrivera-t-il si les grands propriétaires continuent à abattre la forêt amazonienne malgré les interdictions, à détruire la végétation du Cerrado dans le centre-ouest pour leur élevage bovin et leur monoculture de soja ? Et si on construit ce gigantesque  barrage de Belo-Monte sur le Xingu auquel s’opposent tous les défenseurs de l’environnement ? Et si le camion, l’autobus, la voiture individuelle demeurent les principaux  moyens de transport dans des villes déjà saturées qui ne cessent de s’étendre et se gonfler d’habitants ? Ceux-ci  qui reconstruisent la nuit les favelas parfois détruites le jour par les autorités parce qu’il n’y a ni réseau d’adduction d’eau ni d’évacuation des eaux usées et des déchets. Et qu’arrivera-t-il si la hausse du niveau de vie permet à de plus en plus de Brésiliens d’accéder au rêve automobile ?

Sensualité des peaux métissées, des embrassades, des chairs offertes au regard et des corps de quelques-unes et quelques-uns qu’on devine soigneusement, méthodiquement  sculptés. Fleurs, végétation luxuriante partout, chaleur moite de l’Amazonie à Manaus, brûlure du soleil tropical à Iguaçu : la nature et ceux qui y vivent, tout et tous  nous invitent à une certaine langueur, à nous laisser envahir par cette sensualité que nous dispensent aussi « caipirinhas »(apéritif national à base d’alcool de canne, sucre et citron vert), mangues, ananas succulents, papayes, gâteaux et autres douceurs de la gastronomie brésilienne.

Démesure et toute puissance de cette nature brésilienne qui nous surprennent et nous angoisseraient si nous n’étions pas ici dans le confort touristique d’un groupe d’Européens du 3° âge. Nature indomptée, on en prend conscience dès qu’on quitte la ville, que ce soit en bateau  sur le Rio Negro bientôt devenu Amazone après sa rencontre avec le Solimões qui n’en finit plus d’être large, « rio mar », « fleuve-mer » ou mieux encore au pied des chutes d’Iguaçu. Là, déesses et dieux  brésiliens, permettent de prendre la mesure de leur puissance indomptable, de leur énergie inépuisable qui s’élance violemment, sans jamais la moindre pause, dans un fracas assourdissant, en des centaines de gerbes d’écume torrentielles ! Ici, ce sont tout à la fois les forces ouraniennes, chthoniennes et celles de Gaia, la Terre-Mère, qui se conjuguent pour notre ébahissement stupéfait, notre bonheur aussi tout simplement, avant de rejoindre Poséidon et son royaume de l’océan atlantique au Rio de la Plata quelques centaines de kilomètres plus loin ! 

 

Il y a longtemps maintenant qu’on ne peut plus se faire d’illusion sur cette fameuse société multiraciale, métissée qui mêlerait harmonieusement tous les Brésiliens quelle que soit la couleur de leur peau. Au Brésil, plus la peau est sombre, moins on est haut dans l’échelle sociale et au contraire, les « blancs » sont largement majoritaires à tous les postes de commandement. Dans les hôtels, les restaurants, les serveurs et femmes de ménage, les personnels de service sont tous ou quasiment tous des noirs.

Et pourtant, notre humanité est toujours plus complexe qu’on ne le croit parfois : cde racisme, profondément ancré dans la société brésilienne, s’accompagne d’un art de vivre ensemble, de jouir ensemble, quelle que soit l’épaisseur du portefeuille et la couleur de la peau, de cette nature sensuelle, de ces plages de rêve, de ces fruits si généreusement offerts. Rire, sourires ouverts, danse, musique, fête, le Brésil est aussi cela et tous y participent, c’est bien connu.

Et le Brésil est religieux. Très religieux. Catholiques en majorité, dit-on. Évangéliques, de plus en plus. Mais cette année j’ai pu remarquer, plus qu’avant, à Salvador, certes, mais aussi partout, combien les dieux et les religions d’origine africaines, les Orixàs du Candomblé et de l’Umbanda, cette religion propre au Brésil, marquaient profondément cette société dans toutes ses couches sociales.

 Ainsi chaque fois que je retourne dans ce pays si attachant, je comprends mieux à quel point les Brésiliens sont, malgré leur langue latine, leurs origines européennes, leur religion catholique proclamée, un peuple vraiment différent de nous Européens, un peuple étranger plus marqué par ses racines africaines et indiennes que les apparences le laisseraient penser et que certains Brésiliens voudraient nous laisser penser.

Henricles 4 Décembre 2011

 

 

Par henricles - Publié dans : Récits de voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 17:19


Madame Parisot écrit dans Le Monde du 1° décembre un plaidoyer en faveur des États-Unis d’Europe. On doit s’en réjouir ! Seule en effet une véritable intégration européenne permettrait –permettra ?-  de retrouver dans le concert des nations un rôle à la mesure de l’importance de notre continent, d’avoir une autonomie par rapport aux États-Unis d’Amérique, de préserver nos niveaux de vie et, si possible, améliorer notre système de protection sociale, le meilleur du monde.

Alors ? Vive madame Parisot ? Lorsque Laurence Parisot fustige « la complaisance à l’endettement, l’irresponsabilité » des dirigeants des États européens, elle a évidemment raison. C’est à juste titre également, qu’elle critique «  un pouvoir exécutif européen erratique, multiple et chaotique »

Alors vive le Medef ? Il y a certainement de nombreux grands patrons d’entreprise suffisamment au fait des réalités géopolitiques et économiques pour savoir qu’il n’y aura pas de vrai salut en Europe sans les États-Unis d’Europe.

Mais hélas dans cet article, madame Parisot sème la confusion. Et c’est grave !

Elle attribue l’endettement massif à la volonté des États « d’étendre notre État-providence encore et encore » ! Et selon elle l’endettement massif est un cercle vicieux qui conduit à aggraver l’endettement pour faire fonctionner l’ensemble du « système public » et du coup, « c’est la crise de l’État-providence, la spirale infernale est enclenchée ».

Cette présentation des causes de la crise est inquiétante parce qu’elle a des apparences de vérité. L’opinion publique sait quels sont les déficits abyssaux de la Sécurité sociale ! Et quels sont aussi ceux du budget de l’État. Ainsi madame Parisot peut laisser croire que les dettes viennent de « l’État-providence » ! Haro sur ‘le système public » et haro sur l’État-providence !

 Vous nous parlez, madame, des « investisseurs, des prêteurs, des spéculateurs » et nous expliquez pourquoi ils se détournent de l’Europe à cause du surendettement public ! Et la faute en serait au système public et à l’extension de l’État-providence !  Pas si simple madame !

Depuis 1995, en  France, l’État a diminué fortement l’impôt sur le revenu payé par les plus aisés. L’État a diminué l’impôt sur l’héritage. L’État a multiplié les « niches fiscales » qui permettent d’échapper en partie à l’impôt. Avec les présidents Chirac puis Sarkozy, l’État a créé le fameux « bouclier fiscal » ! L’État a diminué la TVA pour la restauration et l’hôtellerie. Bref l’État a renoncé à des milliards d’Euros de rentrées fiscales et a ainsi creusé le déficit !

Certes, il y a eu la création du RMI, devenu RSA et de la CMU,  mais, loin « d’étendre l’État-providence », les gouvernements successifs ont rogné les avantages de l’État-providence : recul de l’âge de la retraite et augmentation du nombre d’annuités nécessaires pour une retraite à taux plein ; diminution des remboursements de médicaments ; forfait hospitalier ; prélèvements sur les boîtes de médicaments etc. Création de la CSG et du CRDS qui pèse sur tous les ménages. Taxation des mutuelles.

Et les dépenses de cet État-providence ne s’expliquent-elles pas, en partie par l’attitude des entreprises ? Pour les 35 h, celles-ci ont reçu chaque année des milliards d’Euros versés par l’État ! Et combien de grandes entreprises se sont débarrassées de leurs salariés âgés, à 55 ou 58 ans par dizaines de milliers pour les mettre en préretraites payées par les Assedic, une des institutions de l’État-providence ?

Il est grave de laisser penser que les systèmes nécessaires de solidarité collective mis en place peu-à peu seraient responsables de la crise actuelle !

Il ne faut pas confondre prolifération des bureaucraties parasitaires et État-providence même s’il y a des liens entre eux !

Vous n’avez pas un mot madame pour dénoncer un système financier qui nous a conduits à cette crise terrible ! Si, à juste titre, vous vous élevez contre l’irresponsabilité des États, vous n’avez pas un mot pour dénoncer celle des dirigeants de banque et d’institutions financières qui ont mis au point et vendu des « produits financiers toxiques » et les ont proposés aux particuliers et aux collectivités locales ! Ni un mot pour dénoncer les bonus et rémunérations indécentes versés par les banques et institutions financières ? Pas un mot pour dénoncer une exigence de rentabilité des capitaux investis qui conduit à des aberrations sociales et économiques

N’est-ce pas là aussi qu’il faut aller chercher les causes de la crise ? Dans la collusion de fait, depuis des années, entre des dirigeants politiques et ce système financier qu’ils ont laissé se développer sans frein ?

Mais il y a autre chose encore à dire et c’est fondamental.

Vous ne le dites pas –peut-être l’ignorez-vous ? – mais nos sociétés occidentales s’appauvrissent depuis au moins une trentaine années et continueront sans doute à s’appauvrir. Nonobstant les indications illusoires données par l’évolution du PIB, nos sociétés s’appauvrissent, depuis environ 30 ou 35 ans (voir blog d’Henricles http ://henricles.over-blog.com. Articles : « Présidentielle ce qu’on nous cache »)

Or, malgré ce, les revenus individuels moyens n’ont cessé d’augmenter et tout le monde sait aujourd’hui que les revenus individuels des 1% les plus riches ont beaucoup plus augmenté que ceux des 10% les plus aisés et que ceux-là ont plus augmenté que ceux des 90 % restants !

Alors, madame, il y a un choix à faire ! Et il est simple. Il faut maintenir et améliorer nos systèmes de protection sociale plutôt que d’augmenter les revenus individuels. Il faut réduire les inégalités au lieu d’accepter de les voir s’aggraver. Il faut des services publics efficaces et bien dotés plutôt que les rémunérations indécentes des patrons du CAC 40 et la croissance scandaleuse des revenus des uns tandis que stagne celui des autres ! Et plutôt que la croissance moyenne des revenus individuels. En 2010 vos amis, les patrons du CAC 40, ont augmenté leur rémunération d’une moyenne de 24% et les pdg de la Société générale et de BNP ont ensemble reçu…près de 4 millions d’euros ! Ceux-là sont-ils des surhommes ?

Cela demanderait courage et vérité : accepter de voir stagner son revenu individuel, modifier son mode de consommation et choisir la solidarité organisée plutôt que la course à la consommation des choses. Cela demanderait aussi de lutter efficacement contre les bureaucraties publiques et…privées !

Non, madame, ce n’est pas l’État-providence qu’il faut remettre en cause. C’est un mode de développement qui détruit la biosphère, diminue la qualité de vie de la majorité et enrichit une petite minorité dans un système économique et financier dirigé par des gens avides et insatiables que les États ont laissé agir à sa guise…contre les peuples !

Henricles. 2 décembre 2011

 

 

Par henricles - Publié dans : Actuelle
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 19:19


     Il y a, c’est sûr, cette attitude détestable du président français, suivi par la chancelière, qui humilie tous les jours un peu plus les partenaires en difficulté, les Italiens après les Grecs. Les uns et les autres commencent d’ailleurs  à faire savoir leur lassitude de l’arrogance de notre président.

    Mais de la crise grave que subit l’Europe, peut, doit sortir un bien et ceci n’est plus de l’ordre du rêve impossible.

   La première chose est la probabilité que François Hollande succède au président actuel. Le président Sarkozy est en fin de course ! Et on ne voit heureusement pas pour lui de deuxième chance. Or, la plupart des dirigeants du P.S. sont depuis longtemps des Européens convaincus et en faveur d’une meilleure intégration politique ! Il n’y a pas de doute, un F. Hollande élu président serait ouvert au nécessaire  processus vers une un gouvernement européen. Et c’est un homme assez intelligent pour comprendre que là est notre seule voie de salut

    Mais l’autre lueur d’espoir nous vient d’Allemagne ! Il y a déjà, au gouvernement même de l’Allemagne, au moins une ministre qui affirme avec fermeté et courage ses convictions fédérales : Madame Ursula Von der Leyden, ministre du travail et des affaires sociales est favorable aux États-Unis d’Europe.

Et le ministre des finances monsieur Wolfgang Schaüble, vient de faire au journal « Le Monde » des déclarations qui laissent penser que lui aussi souhaite vivement une telle marche vers plus d’intégration. Voici un extrait de ses propos

« La CDU va réclamer plus d'Europe. On a souvent dit que j'étais le dernier européen dans la CDU ; c'est totalement faux. Regardez les questions sur lesquelles se penche le parti aujourd'hui, par exemple l'élection du président de la Commission au suffrage universel. Ce serait une vraie révolution. On aurait ainsi un gouvernement européen. Je ne pense pas que cela se fera vite, mais la discussion est lancée. Si nous élisons un président de la Commission au cours d'une campagne électorale, l'Europe ne sera plus, après cela, la même Europe ! »

C’est très intéressant. Ce monsieur a un des postes les plus importants dans le gouvernement de madame Merkel. Il ne peut évidemment critiquer sa chancelière et se doit d’endosser ses positions et attitudes actuelles. Mais on devine après avoir lu les phrases ci-dessus que s’il était aux commandes, sa politique serait bien plus favorable à l’unification budgétaire et fiscale de la zone Euro comme le réclamait Trichet à la fin de son mandat.

    Si on ajoute à cela que dans le grand parti d’opposition le SPD et chez les Verts allemands les fédéralistes européens sont nombreux, on peut se dire que rien n’est perdu. Ce que les héritiers des démocrates- chrétiens en France (Bayrou et les siens), beaucoup de socialistes, de nombreux écolos d’EELV et une femme aussi importante que Ségolène Royal ont compris, ils le feront peut-être admettre un jour à la grande majorité et nos pays auront alors quelques chances de garder une certaine maîtrise de leur destin et consolider, améliorer leur modèle de protection sociale qui est, de loin, le meilleur du monde

Mais une Europe intégrée devra être une Europe démocratique dirigée par des gens élus et non par une bureaucratie d’Eurocrates.

 

Henricles 12 novembre 2011

Par henricles - Publié dans : Actuelle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 17:52


       Comment une telle humiliation a-t-elle été possible ? A-t-on jamais vu deux dirigeants « convoquer » un chef de gouvernement partenaire ? C’est ce qu’ont osé faire madame Merkel et monsieur Sarkozy au chef du gouvernement grec ? Et alors que celui-ci avait déjà annoncé à son peuple, accablé depuis des mois, qu’il le consulterait sur la suite, madame Merkel et monsieur Sarkozy l’ont obligé à renoncer à cette consultation !

Et chancelière allemande et président français font tout pour montrer qu’en Europe, il n’y a qu’eux ! Que la coopération européenne ne veut plus rien dire ! Adieu la Commission de Bruxelles, adieu le président de l’Euro-groupe, adieu Hollandais, Belges, Autrichiens, Finlandais, Polonais, Espagnols et autres !

Dans la zone Euro il y a 17 partenaires en principe égaux ! Et on ne voit et n’entend que madame la chancelière Merkel et monsieur le président Sarkozy ! Quel recul ! Croient-ils peut-être que les « petits » (Espagne, Italie, Portugal, Pologne et autres !) ne vont pas, d’une façon ou d’une autre retenir la leçon ? Ils ne sont pas entrés dans une l’Union franco-germanique mais dans l’Union Européenne ! Qu’on se le dise ! Et Henricles se demande combien de temps il va falloir pour que de nouveaux leaders, vraiment européens, en remplacement de ces deux là, réussissent à relancer une véritable coopération !

Depuis le début de cette crise qui s’est abattue sur le monde par la faute de financiers et banquiers avides, de dirigeants politiques bornés et irresponsables, depuis 2008, Merkel et Sarkozy, semblent s’employer ardemment à mettre fin à l’Union de l’Europe, à la coopération européenne, au beau projet d’une Europe enfin rassemblée dans l’unité politique après des siècles de guerre et rivalité. Et, le pire est qu’ils prétendent agir pour « sauver » l’Europe ! Non, Merkel agit pour sauver les marchés européens d’exportation des entreprises de son pays et Sarkozy agit pour laisser croire qu’il est un des dirigeants importants de la planète et que c’est lui, Sarkozy qui sauve notre monnaie commune, notre économie,  comme il voulu sauver les Libyens !

Voilà des mois et des mois que la crise de la dette grecque menace la zone Euro et Sarkozy et Merkel qui sont toujours et partout mis en avant, n’ont pas encore été capables d’y trouver une solution durable alors qu’ils prétendent tout faire pour ça ! Bientôt deux ans, rendez-vous compte !

Pour ne rien dire de l’Union européenne à 27 ! Toutes les milliers de pages, les dizaines de réunions, les centaines de fonctionnaires consacrés à la « coopération économique », au renforcement des convergences européennes, tout ça semble non seulement ne plus exister mais n’avoir jamais servi à rien !

Dans le processus de l’unification de l’Europe, la seule question à se poser pour un dirigeant responsable est celle-ci : qu’est-ce qu’il faut décider, quelle attitude avoir, non pas dans  l’intérêt de mon pays, encore moins pour mon rôle personnel, mais pour renforcer la zone Euro et l’Union européenne ! En effet seul le renforcement de l’Union renforcera mon pays !

Et s’il vous plaît, ne dites pas à Henricles qu’il est naïf ou angélique avec cette question : à l’heure qu’il est, il ne s’agit pas de naïveté, mais de vision historique, de largeur de vue, bref, de compréhension des réalités économiques et géopolitiques élémentaires !

Il est vital, oui, vital de retrouver un esprit de coopération entre partenaires, certes de poids différents, mais dont aucun ne devrait être traité avec mépris ou condescendance. Les dignités et orgueils blessés nourrissent les rancœurs méfiances et désirs de vengeance.

Ils finiront peut-être – ce n’est pas encore sûr !- par sauver l’Euro, mais n’auront-ils pas blessé durablement l’Union ?

Feu l’Europe unie ? Le glissement sur cette pente est commencé

 

Henricles  7 novembre 2011

 

 

 

Par henricles - Publié dans : Actuelle
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés